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Pour soutenir la liberté d’expression de Jean-Luc Touly et Roger Lenglet, co-auteurs du livre d’enquête sur les leaders mondiaux de la distribution de l’eau. Véolia Environnement gère 8000 contrats d’eau avec les collectivités locales en France. Véolia Environnement a placé sur le compte d’une société offshore les provisions versées par les communes françaises destinées à l’entretien et à la réfection des canalisations. Jean-Luc Touly, salarié de la Compagnie Générale des Eaux (filiale de Veolia) et en procédure disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement, fondateur de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) et Roger Lenglet, journaliste d'investigation, sont co-auteurs du livre d’enquête consacré aux « L’eau de Vivendi, les vérités inavouables », paru le 24 novembre. Ils dénoncent les pratiques anticoncurrentielles, l’opacité des contrats de gestion et la pression exercée par le secteur privé sur les élus locaux. L’ensemble de ces éléments font que les usagers en France paient un prix fort, injustifiable pour l’eau. « Les marchands d’eau, tous animés de souci de rentabiliser à leur profit ce patrimoine naturel essentiel, font peu de cas de l’intérêt général des usagers ». Ces dans ces termes que Danielle Mitterrand présente le travail d’enquête de Jean Luc Touly et de Roger Lenglet dans la préface au livre. Ce livre révèle des informations fondées qui « rendent transparent les agissements des entreprises toutes-puissantes qui monopolisent la distribution de l’eau… pour la bonne compréhension des victimes de leur système». Enfin, au-delà des malversations dénoncées, le fond de l’analyse développé par les auteurs est de défendre l ‘idée qu’une alternative à la délégation au privé est possible et nécessaire non seulement en France, mais aussi, par souci d’équité et de solidarité, dans les pays du Sud. Les réactions de Véolia (ex-Vivendi) n’ont pas tardé. Trois semaines après sa parution, Véolia Environnement et la Compagnie Générale des eaux ont déposé une plainte à l’encontre des auteurs et de leur éditeur pour diffamation. Les réactions du côté politique ont été aussi vives. Trois députés Verts (Noël Mamère, Martine Billard et Yves Cochet) et quatre députés communistes (Jacqueline Fraysse, Patrick Braouzec, Jean-Claude Lefort et François Liberti) ont demandé la création d’une commission d’enquête sur le rôle de Veolia Environnement sur « l’utilisation des provisions versées par les communes pour l’entretien et la rénovation des réseaux de distribution d’eau plaçées sur un compte d'une société de courtage irlandaise ». Oui, je souhaite rejoindre le comité de soutien au livre
« L’eau de Vivendi, les vérités inavouables
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et de Roger Lenglet » contact@acme-eau.com |