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L'AN NOUVEAU
Elles avancent lentement par groupes de quelques dizaines le long des pistes
menant à glidgi. Dès l'aube au bord du lac Togo, à une soixantaine de
kilomètres à l'est de Lomé de nombreuses processions convergent vers cette
petite bourgade capitale du royaume gê. Toutes vetues de blanc, les unes
habillées d'un seul pagne noué autour des reins piéds nus elles viennent des
village environnants, Agbodrafo, Aneho mais aussi du Ghana et du Benin
voisin. Leurs corps est orné de motifs géométriques tracés au caolin et sur
leurs poitrine tombent en cascade des colliers de perles multicolore. Ces
femmes en majorité des prêtresses ou des adeptes, célèbrent principalement
par leur chant collectif, kolé, une des divinité du panthéon Gê, au
jourd'hui au centre des cérémonie de glidgi, Car les Gê fêtent chaque
nouvelle année par la fête de Epe-Ekpe. Point de repère de l'organisation
sociale du peuple Gê, Epe-Ekpe est intimement lié à Glidgi et aux origines
du peuple Gê dont l'installation sur les bords du lac Togo remonte au milieu
du XVIIe siècle. C'est de l'effondrement du royaume Gê qu'est né le peuple
Guin ou Gê et donc l'histoire du royaume de Glidgi.
Originaire de Guingbo ( dont dérive l'appelation guin ), premier nom de
l'actuelle Accra le royaume Gê, installé au débouché maritime des grandes
routes commerciales de l'intérieur, bénéficiait alors d'une suprématie
importante sur les peuples voisins. Les Akwamu, installé aux confins
septemtrionaux du royaume, jalousaient le commerce florissant que menaient
les rois Gê avec les differents navigateurs européens qui se pressaient
alors sur la riche gold coast. Désirant briser le monopole du comerce
atlantique que détenait les Gê, les Akwanu leur déclaraient la guerre. La
collaboration de certains généraux Gê lassés de la tyrannie de leur roi
Kankue , leur apporta la victoire. Sauvant dans la débacle les attributs
royaux- un trône sculpté dans l'ivoire et l'autre fait d'ébène incrusté d'or
- la soeur aînée du roi accompagnée de deux princes partit en bateau vers le
Sud-Est. Ils accostèrent dans les environs de l'actuel Vodugbe mais trouvant
l'endroit insalubre , marcherent vers le Nord pour s'installer sur les rives
du lac Togo. C'est ainsi Foli Bebe premier roi des Gê fonda le royaume de
glidji, tremine foli-Agbenozan Tettekjpoé. Terminant son histoire par une
longue pause, il reprend :
les trônes sont toujours ici plus précisement à Zwola qui signifie ''cède le
pas et cache toi ''. seuls les initiés peuvent les voir et pour ma part je
n'y suis jamais allé. Depuis la mort du quatorzième roi des Gê
Foli-Agbenozan Tettekpoé est le régent du royaume Descendant direct de Foli
Bebe il sera peut-être le futur roi car il remplit les conditions
d'intronisation dont l'appartenance au clan Tugban une des nombreuses
composantes du peuple Gê. Les prérogatives de Foli-Agbnozan Tettékpoé sont
celles d'un roi bien qu'il ne soit que régent. Il est en quelque sorte le
garant du bon déroulement des cérémonies. ''Epe Ekpe, c'est le nouvel an des
Gê et cela depuis la fondation de glidji. En 1995 nous fêtons la 333e année
de notre royaume et j'espère que cette année la pierre sera blanche comme
l'an passé '', conclut - il.
C'est aussi ce que souhaitaient les prêtresses, redoublant l'ardeur de leurs
chants qui aux abords de la forêt sacrée de Glidji - kpodji.
Certaines ont invoqué les divinités depuis trois mois pour que l'oracle de
la pierre sacrée soit favorable. D'invocation et de transes mêlées, elles
ont appelés les dieux pour que ce jeudi 21 septembre 95, les adeptes
puissent porter hors du bois sacré sous les yeux du peuple guin rassemblé,
une pierre lumineuse et blanche annonçant une année favorable, le jour des
célébrations d'Epe Ekpe est fixé par les lumo clan de la tribu Guinégalement
responsable des cérémonies rituelles liées aux divinités Kolé et Sakuma
célébrées lors de la prises de la pierre sacrée.
Comme chaque année ce jeudi, Motagbe 'le jour de l'ouverture du chemin '
l'affluence est impressionnant et c'est à travers un couloir humain que les
prêtresses atteingnent le cercle principal où ont lieu les cérémonies. A
peine arrivées devant les personnalités politiques et traditionnelles
réunies pour cette occasion, les prêtresses enchaînent danses et chants
repris en choeur par une assemblée d'adeptes.
Au milieu de la foule rassemblée, des commerçants ont déployé à terre un
simple drap sur lequel s'étalent des multitudes de perles bigarrées. A côté,
des femmes préparent à manger. Tout le monde se retrouve, s'apostrophe,
échange des nouvelles des différentes familles. Mais cette liesse, commune à
toute fête , se trouve soudainement interrompue. Surgissant de la forêt
voisine, un groupe d'une trentaine de jeunes hommes fend la foule. Ils
entourent un homme plus âgé, les yeux fixes, les bras en avant. Dans ses
mains, sur un lit de feuilles se trouve la pierre, sacrée. A peine apparu,
le groupe est bousculé par la foule qui se précipite pour apercevoir la
pierre, le message de l'oracle. Est-elle, cette année encore, de ce blanc
lumineux, frais, presque translucide ? L'année sera-t-elle bonne ?
Protégeant difficilement le messager, les adeptes se fraient un chemin à
travers la population. Repoussant avec force la foule qui se rue sur eux,
jusqu'à parfois rompre leur cordon de protection, ils atteignent enfin le
cercle des personnalités et des prêtresses. Avec soulagement, le prince
régent peut constater qu'une nouvelle fois, la pierre sacrée est blanche : «
depuis les années 1930, la pierre n'a jamais été noire. Cette année-là fut
désastreuse pour le peuple Gê. Un tremblement de terre et un nombre
exceptionnel de décès endeuilla nos familles »
Demain peut-être, le jour de « Nuali Yogbe » ou journée de l'invocation des
morts, on pensera à ces aïeuls disparus cette année-là.
En Afrique et ailleurs, le culte des ancêtres est un pan important de la
tradition Guin: la mort y est perçu comme le départ définitif de l'âme du
défunt dans un autre monde pour y vivre une existence propre. Ainsi, lors de
la seconde journée des fêtes d'Epe Ekpe, invoque-t-on la mémoire des aïeuls
disparus. Pour les Guin le royaume se situe symboliquement au-delà des
Volta. Au sein du monde des morts décédés occupent une place particulière.
Ainsi, dès l'aube de ce Vendredi, les mères des jumeaux décédés se pressent
dans la cour royale de Glidji, s'asseyent sous le feuillage d'un arbre,
retirent de leur pagne les statuettes représantant ces jumeaux et les
déposent dans une cuvette de fer blanc destinée à recevoir des offrandes.
les femmes de Glidji se retrouvent à la tombée de la nuit, au cimetière.
Elle se réunissent autour des tombes familiales. Alors que le cimetière
s'illumine, le retentissement du tam tam Ametahun invoque les morts.
Le troisième jour toutes les familles importantes de Glidji se retrouvent
pour les offrandes aux morts.La coutume prescrit de renouveller ces
offrandes lors d'Epe-Ekpe.
La foule envahit peu à peu l'espace de la cour royale où les joueurs de
corne entonne une mélodie. La cour est bondée lorsque les officiants
égorgent le premier belier. Le cou tranché la bête est amené devant les
tambours qui accompagnent ses derniers soubresauts.
Un à un les animaux sont immolés alors que la musique s'amplifie et
s'accélère. Au balcon d'un bâtiment légèrement en surplomb, le prince régent
assiste aux cérémonies.
Alors qu'un imposant veau noir expire sur la terre maculé de sang, Tettekpoé
descend, accompagné de ses conseillés. Ce n'est que maintenant que les gens
peuvent se saluer. L'atmosphère quelque peu tendue au moment des sacrifices
s'estompe pour laisser place aux danses. Rires et chants emplissent la cour.
Le soleil est maintenant haut, les femmes s'affairent à la préparation du
traditionnel Yake yeke. Ce plat, ordinairement composé à partir d'une
semoule de manioc est, pour l'occasion, préparé avec du maïs. « La
caractéristique du Yake yeke pendant Epe Ekpe est sa gratuité », explique
Joseph le chef de la famille Ziggar. « N'importe qui peut pénétrer dans ma
cour, familier, ami ou étranger, un plat lui sera offert. Yake Yeke, c'est
l'échange, la communion ». Deux jours durant, chaque famille se retrouve
accueillant les parents de Lomé, d'Accra ou du Nord Togo, fêtant ensemble
cette nouvelle année, cultivant la mémoire collective du peuple Guin.
Rituelles, traditionnelles, les fêtes d'Epe Ekpe sont avant tout, comme le
remarque justement Joseph Ziggar, l'occasion de se retrouver, de renouer les
liens d'une communauté dont les membres se retrouvent dispersés du Ghana au
Bénin.
En marge des cérémonies traditionnelles les bals populaires et rencontres
sportives, prouvent encore que tradition et modernismes sont loin d'être des
notions antagonistes.
Et si l'existence du royaume traditionnel Guin peut sembler anachronique
dans la République du Togo, les fêtes prouvent la nécessité de de ferment,
de lien d'une communauté dont l'histoire mouvementée aurait pu en
compromettre la survie.
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Le PAPAYER La santé n'a pas de prix, la pharmacie traditionnelle peux vous aider à
faire moins de dépenses quand vous tombez malade. Savez - vous que l'ail
tout comme le papayer est une véritable boite à pharmacie ? Il peut soigner
tout seul beaucoup de maladie grâce à ses multiples vertus. Chacune des
partie de arbre est une maladie donnée. Les feuilles soignent les ulcères,
les fruits empêchent et annihilent la constipation, les graines soignent les
maux causés par les vers. La tisane des feuilles est utilisée contre le
paludisme et la tisane de racines contre l'ictère ou la jaunisse.
Nous allons étudier chacune de ces utiliations pharmaceutiques pour
apprendre à mieux nous soigner avec le papayer. Le jus de papaye bien mûr
agit sur la constipation chez le bébé. Pour obenir ce jus on presse des
morceaux de pulpe de papaye dans un tissu à fil fin comme celui du mouchoir.
En tournant le tissu le jus dans un bol propre et on le donne au bébé avec
un biberon bien bouilli ou avec une cuillère bien lavée et netoyée avec un
torchon propre. Il faut bien laver la papaye mure, le couteau et le tissu
fin. Toutes ces précautions empêchent l'entrée des microbe dans le jus. Une
heure après avoir donné le jus de papaye recueilli avec tous les soins
hygiéniques à votre bébé il n'est plus constipé. Contre les indigestion
entrainant la constipation il est recommandé de manger au cours des repas
riches en viande, oeuf des papaye mûres pour faciliter la digestion. La
consommation régulière de la pulpe de papaye mûre va de soi pour les
personnes affaiblies, les vieillards et ceux qui souffrent du mauvais
fonctionnement du foi.
CIGARETTE
Un bébé ? Raison de plus pour arrêter de fumer. Rares sont les fumeurs qui
ne songent pas à s'arrêter. Pour les femmes, la grossesse est une excellente
occasion de rompre avec le tabac, dont les méfaits sur les foetus ne sont
plus à prouver. Tous les bébés de fumeuses ne naissent pas prématurés, de
petit poids ou faible constitution. Néanmoins, plusieurs méthodes,
compatibles avec une grossesse, peuvent aider à franchir le pas.
* Acupuncture : 1 à 5 séances avec des jours d'intervalle. La pause des
aiguilles non douloureuse, provoque le dégoût du tabac. On est plus réceptif
à cette méthode, remboursée par la sécurité sociale.
*Auriculothérapie : Pose d'un fil de nylon ou d'une agrafe dans l'oreille
(sous anesthésie locale). C'est le même principe que l'accupuncture.
* Homéopathie Dasaccoutumance progressive grâce à la prise d'extraits de
tabac, en granules plusieurs fois par jour
* Hypnos : Rejet du tabac par suggestion dans un état de veille et le
sommeil. Prix aussi élevé mais toutes les méthodes aussi bonnes soient-elle
ne remplacent pas les motivations. Méfiez- vous des personnes peu
scrupuleuses qui promettent des miracles. En tout état de cause, en cas de
doute sur la méthode proposée, demander conseil au comité national contre le
tabagisme. Certains maternités incluent désormais le problème de l'arrêt du
tabac dans les préparations à l'accouchement. Une heureuse initiative qui
doit être encouragée un peu partout sur le territoire national.
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