La Francophonie, une affaire de jeunes francophones passionnés de technologies et ouverts sur le monde.
Lieu culturel par excellence entre peuples de différentes cultures, la Francophonie est devenue aujourdhui un véritable outil de travail, déchange didées et de connaissances et sert de baromètre et de mesure de létat des relations entre les nations (en développement) et celles (industrielles) qui utilisent cet outil commun déchange.
Notre planète terre étant devenue ce que les technocrates appellent "un village planétaire" grâce aux formidables prouesses technologiques de communication par satellite, à lInternet et autres inforoutes de linformation, les habitants de la terre se sentent désormais plus proches les uns des autres, plus concernés par les problèmes des uns et des autres, entraînant par conséquent une solidarité plus accrue.
La couche de la populations mondiale qui devrait tirer le plus grand profit de cette "ouverture planétaire", cest celle des jeunes.
De lAfrique au Québec, du Vietnam à la France en passant par lEurope centrale, la Belgique et la Suisse, les jeunes se rassemblent comme des frères siamois et vivent les mêmes craintes et les mêmes espoirs : la soif de connaître et de découvrir des horizons nouveaux, les rêves de succès et de grandeur, communiquer avec les autres, les dangers de la sexualité mal contrôlée, lattrait de la drogue, du tabac et de lalcool, sans oublier les meurtrissures de la guerre.
Et grâce à la télévision, à la radio, à lInternet, toutes ces préoccupations se succèdent et défilent sans discontinuer comme un perpétuel cinéma, mettant les jeunes au centre dun tourbillon dévénements innombrables et divers susceptibles de bouleverser leur comportement.
Que faire donc devant une telle situation ? À quels repères sattacher ou sidentifier pour pouvoir saffirmer ?
Cest ici quapparaît limportance du concept de la Francophonie, ce trait dunion culturel grâce auquel les déséquilibres linguistiques, raciaux, politiques se réduisent, les incompréhensions se minimisent pendant que la solidarité saccentue. Sur les ondes et les sites web des stations de Radio comme RFI, Africa N° 1, Radio Suisse Internationale, la Radio Suisse Romande, la Voix de lAmérique, la BBC, la langue française permet aux jeunes déchanger des correspondances, de devenir amis et se rendre visite, de procéder à des jumelages décoles et associations, dassister ou participer à des débats télévisés par satellite. Les manifestations culturelles comme la Francofête de Québec, les festivals de cinéma de Ouagadougou (Fespaco), les festivals de Musique de Johannesburg (Kora), Abidjan (Masa), les Francofolies de France, toutes ces manifestations entrent dans le cadre dune organisation culturelle francophone bien structurée qui draine chaque année des millions de jeunes sur place et face aux écrans de TV et Internet.
Nous noublierons pas les magazines dinformation de toutes sortes pour jeunes paraissant dans toutes les variantes de la langue française dans les pays francophones et qui font la richesse et le charme de cet outil culturel : la spécificité du français québécois, louisianais, haïtien, guadeloupéen, suisse, ivoirien, sénégalais avec les richesses du terroir de chaque peuple. Et ces peuples sont diversifiés : lusophones, comme la Guinée-Bissau, anglophones, comme le Ghana et le Nigeria, arabophone comme lEgypte, la Syrie et le Liban. Un véritable foisonnement culturel qui va au-delà des barrières coloniales et qui ne vise quà lépanouissement psycho-culturel de lindividu.
La jeunesse francophone a su tirer profit des avantages technologiques générés par la Francophonie. À preuve, ce concours auquel nous participons na été possible que grâce à Internet. En naviguant sur les sites francophones, nous avons découvert ce concours, de même que nous découvrons beaucoup dautres choses qui intéressent la vie des jeunes.
En matière dInternet au Togo, beaucoup de centres informatiques se créent dans le but de rendre facile son accès à toutes les couches de la population, les jeunes en particuliers. Les jeunes Togolais utilisent beaucoup lInternet dans le cadre des recherches et surtout dans le cadre des correspondances. Ainsi par le biais de lInternet les jeunes Togolais correspondent avec des jeunes dautres horizons afin de séchanger des idées, des expériences et de se découvrir.
Mais malgré la diversité des centres informatiques nous remarquons quau Togo tout le monde na pas accès à lInternet, faute de moyens financiers ; lInternet au Togo étant une affaire de gros sous. Cest dans cet ordre didées que ces derniers mois, beaucoup de centres informatiques se sont lancés dans la course de la vulgarisation de loutil informatique en loccurrence lInternet en présentant des tarifs très réduits pour son obtention.
En matière douverture sur le monde, le jeune francophile est avide dinformations de toutes sortes. Chaque jour à Lomé (Togo) où nous vivons, nous naviguons sur le Web pour savoir comment les jeunes vivent la drogue, le tabac et le Sida dans le monde. Comment faire pour lutter contre ces fléaux qui minent les jeunes et les détruisent ? Nous voudrions donc porter à la connaissance de nos amis jeunes du monde quelques chiffres sur des maladies au Togo, par le biais du Ministère de la Santé Togo (Bilan 1999 et statistiques du comité national de lutte contre la drogue au Togo en ce qui concerne les informations de la drogue.)
1) Le Programme national de lutte contre le Sida (PNLS) du Togo chiffre à 150.000 le nombre de séropositifs (porteurs du VIH) au 1er trimestre 1999, soit 3,3 % de la population.
2) Au moins 10.000 cas de MST sont dénombrés par le PNLS au 1er semestre 1998.
3) Au Togo, quelques 3 % de la population souffrent de la drépanocytose, cette maladie héréditaire qui déforme les globules rouges du sang et affaiblit lorganisme du malade.
4) Au Togo 18 % de la population souffrent dun goitre dû à la carence.
10 % de la population du Nord du Togo souffrent dune perte de vision à la tombée de la nuit par suite du manque de vitamine A.
42 % des femmes en âge davoir un enfant souffrent dune anémie par carence en fer.
5) Les conséquences de labus des drogues
a - Conséquences sur la santé
Au Togo, déjà dans les années 1980, un quart des admissions de lhôpital psychiatrique de Zébévi était constitué par des sujets ayant consommé du cannabis ou autres psychotropes. En 1987, ce chiffre est porté à 40 %.
En 1990, un répertoire des activités du service de Neurologie du CHU - Campus révèle que 5 % des hospitalisations sont dues à lusage de la drogue.
Une enquête récente réalisée en 1996 auprès de mille (1000) étudiants révèle que 6 % dentre eux ont utilisé des drogues et parmi les 6 % beaucoup avouent avoir utilisé des drogues par voie intraveineuse.
Il faut craindre la recrudescence des maladies comme le SIDA/MST et les hépatites transmissibles par voie intraveineuses.
Au cours de 1996-1997 linfirmerie Principale de la Garnison de Lomé du Camp RIT a accueilli une douzaine de cas de toxicomaniaques chroniques amenés soit par des parents soit par la police.
Le manque de structures appropriées fait que bien des cas restent non connus.
Comme on le voit, la toxicomanie existe et évolue de façon inquiétante. Elle pose des problèmes de santé publique et appelle une prise de conscience et des moyens pour y faire face.
Cas de toxicomanes traités à lhôpital psychiatrique de Zébévi
ANNÉE
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
Nb de toxicomanes traités
31
39
64
70
68
41
72
35
31
36
69
176
86
Cas de décès constatés dans les ghettos liés à des activités de toxicomanie
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
05
02
01
05
07
02
04
03
03
b) Conséquences socio - économiques
La population cible étant la jeunesse, les conséquences suivantes sont prévisible :
- Augmentation des accidents de travail et de circulation
- Baisse de la productivité causée par la détérioration de létat de santé de la population active.
- Baisse de la culture des produits de rente et vivriers en faveur de la culture du cannabis.
- Recrudescence de la délinquance et de la criminalité.
- Déperdition scolaire (fréquence des échecs et des abandons de lécole), diminution des capacités intellectuelles et physique de la population active.
6) Actions engagées
Mesures prises pour lutter contre le trafic et labus des drogues
Les autorités togolaises ont depuis longtemps accordé une attention particulière à ce phénomène de drogue en adoptant de nombreuses mesures tant au plan national quinternational.
a) Sur le plan national
- Mesures législatives et réglementaires
La première loi contre la drogue est la loi N°84-15 du 16 mai 1984 relative à la répression de lusage, de la production et du trafic des substances vénéneuses et stupéfiantes.
Cette loi comportait beaucoup de lacunes.
Cest pourquoi une nouvelle loi élaborée avec lassistance juridique du PNUCID.
Cette nouvelle loi (N°98-008 conforme à la convention de 1988 et à la loi-cadre harmonisée pour les pays de la CEDEAO), a été adoptée par lAssemblée Nationale le 24 février 1998 et promulguée par le Président de la République le 18 mars 1998.
b) Structure nationale de coordination
Dans le cadre de la redynamisation de la lutte, le décret N°96-040/PR du 10 avril 1996 pris en conseil des ministère de lIntérieur et de la Sécurité.
Ce comité interministériel a pour mission de coordonner la lutte dans le pays. Il regroupe les représentants de dix-sept (17) ministères et Organisations Non Gouvernementales impliquées dans la lutte.