La Chine: où va-t-elle ? Par Emmanuelle

    

Source: Amnesty International

En exécutant hier au moins 89 condamnés à mort, les autorités chinoises ont fait preuve d¹un manque de respect pour la vie humaine d¹autant plus consternant que ces homicides n¹auront guère d¹impact sur la criminalité , a déclaré Amnesty International ce jour (jeudi 12 avril 2001). Tout porte à croire que cette dernière démonstration de fermeté ne résoudra pas davantage que les précédentes la question de la criminalité. Les autorités chinoises n¹ont qu¹à se tourner vers les États-Unis pour constater que les exécutions ne font absolument pas reculer la délinquance , a ajouté l¹organisation de défense des droits humains. L¹agence de presse officielle Xinhua (Chine nouvelle) a indiqué que la criminalité avait augmenté de 50 p. cent depuis 1999, ce qui montre bien que le recours intensif à la peine capitale n¹a pas d¹effet dissuasif. Nous sommes vivement préoccupés par le fait que ces vagues d¹exécutions accroissent le risque d¹erreur judiciaire. À montrer trop d¹empressement à débarrasser la société de ses "criminels endurcis", on risque de tuer des innocents. Amnesty International demande instamment au gouvernement chinois d¹instaurer un moratoire sur les exécutions et de procéder à un réexamen approfondi de l¹application de la peine capitale en vue de son abolition.


Le plus grave pour nous est ce qui s'est passé dans l'école de Fang Lin, de suite après ce qui est bien probablement un accident, on sous entendait que les enfants de cette école travaillaient à la confection de pétards, car où peut-on le plus facilement trouver de la main d'oeuvre, sachant que la structure existe ainsi que sur place se trouvent toutes les facilités:
PEKIN (source AP) Les parents de dizaines d'enfants tués dans cette explosion auraient réagi avec colère à la déclaration du Premier ministre Zhu Rongji selon qui l'explosion est due à un irresponsable.
Les parents ont affirmé que leurs enfants sont morts en fabriquant illégalement des pétards et des feux d'artifice en classe. Le drame survenu mardi dans ce village situé à 770km au sud-ouest de Shanghaï dans la province du Jiangxi, a fait au moins 41 morts et 27 blessés, selon l'agence de presse officielle Chine Nouvelle. Certains témoins affirment que 37 enfants font partie des victimes. Près de 190 personnes étaient présentes dans l'immeuble abritant l'école au moment de l'explosion qui s'est produite à 11h10 (3h10 GMT). La déflagration a été si forte que le réseau des téléphones portables a été perturbé, selon un reponsable local du gouvernement.
Zhang Chenggen, dont le fils de 11 ans est mort, a affirmé que la direction de l'école forçait les élèves à fabriquer des pétards au profit de l'école, d'enseignants et de dignitaires locaux. ''Tout le monde sait que ça vient des feux d'artifice. Le gouvernement essaie de dissimuler les faits. S'il vous plaît, ne les croyez pas'', a-t-il dit au téléphone à l'Associated Press.
La police a bouclé le village et empêché les journalistes occidentaux de s'y rendre.
Zhang Shushen, un autre père qui a perdu son fils de 11 ans, affirme avoir découvert les corps de quatre enfants au moins lorsqu'il est arrivé sur place. ''Il ne fait aucun doute que ce sont les feux d'artifices qui sont à l'origine de l'explosion''.
Des milliers de villageois ont manifesté juste après le drame et une nouvelle fois jeudi, réclamant qu'on punisse les coupables !
Mais le Premier ministre Zhu Rongji a démenti que les enfants aient été exploités dans un atelier clandestin de fabrication de feux d'artifice et de pétards. S'exprimant à la télévision de Hong Kong, il a affirmé que l'explosion a pour origine un homme souffrant de ''problèmes mentaux'' et qui avait entreposé un sac de feux d'artifice dans l'école. Mais Zhang Chenggen ne se satisfait pas de cette explication et a assuré que son fils Zhang Yu et tous les élèves âgés de 7 à 11 de l'école étaient forcés depuis 1998 à consacrer la moitié de leur journée à assembler les feux d'artifice. Il a ajouté qu'on avait interdit aux enfants d'en parler à leurs parents, ce qu'a confirmé M. Ding, le père d'un enfant de 9 ans également mort dans l'explosion. Alors que le quotidien du soir ''Yangcheng'' a rapporté mercredi que les enfants inséraient des mèches dans les feux d'artifices au moment de l'explosion, l'UNICEF a exprimé son ''indignation'' en apprenant que les enfants étaient visiblement contraints de travailler au lieu d'étudier. Le ministère chinois des Affaires étrangères a promis une enquête.

Et que lit-on le vendredi ?!
PEKIN (source Reuters)
Un villageois dérangé qualifié de "psychopathe" par ses voisins a déclenché l'explosion qui a fait mardi 42 morts dans une école primaire de l'est de la Chine, rapporte Chine nouvelle.
Les informations de l'agence de presse, qui cite avec des enquêteurs locaux, concordent avec les explications avancées par le Premier ministre Zhu Rongji
Il est quand même surprenant d'avoir autant de détails suite à ce tragique accident, ce qui semble bien naturel quand on connait l'attachement des parents à leurs enfants, et tout particulièrement en Chine, et puis dès le lendemain une version que je qualifierai "d'Etat" mais encore là, que dire des agences de presse qui s'aligne sur la version gouvernementale ?
Si vous lecteur, avez une opinion ou une info, notre rédaction la diffusera et mettra à jour cette page...
Notre journal est lu en Chine, les connexions nous le démontre, comme nous en avons du département d'état américain, mais aussi d'Arpanet... (un réseau déconnecté du net ??? du moins parait-il ?! )


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