association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens
Plate-forme pour la Sauvegarde de la Méditerranée
Toulon, le 10 mai 2 000
1- Notre démarche
Nous avons décidé d'envoyer des questionnaires ciblés vers l'ensemble des organismes et institutions concernés par une éventuelle catastrophe maritime.
Pour ce faire, nous avons élaboré les questions sur les bases de la simulation décrite ci-après.
Le 20 juin, suite à un abordage entre un sous-marin (nucléaire ?) et un pétrolier, celui-ci est gravement endommagé et perd une partie de sa cargaison. Il finit par couler à la suite d'un remorquage. L'évènement est situé sur la route Gènes / Gibraltar à 30 miles au sud de Porquerolles. Le fort vent d'Ouest pousse la nappe durant trois jours vers St. Tropez et le Cap d'Antibes, puis une renverse ajoutée au courant Ligure ramène la nappe le long de l'île du Levant, Porquerolles, Sicié, Le Bec d'Aigle, Pomègues, puis le Cap Béart, envahissant successivement l'ensemble de baies et rades sur son parcours. Ceci correspond environ à la moitié de l'étendue de la pollution de l'Erika. Ces conditions, apparemment défavorables, ne sont pas plus fortuites que celles qui ont conduit l'Erika à couler le mois et à l'endroit où les oiseaux marins d'Europe du nord hivernent. En "bénéficiant" d'une succession de tempêtes exceptionnelles.
A partir de ce scénario, un questionnaire ciblé sera envoyé aux différents acteurs publics, privés et économiques concernés. Ceci afin de permettre une enquête destinée à sensibiliser ces acteurs ainsi que la population aux conséquences d'un événement de ce type.
Notre département étant le premier département touristique de France, au sein de la première région touristique, seront interrogés les syndicats départementaux et régionaux des offices de tourisme, les Chambres de Commerce, et de Métiers, les syndicats des hôteliers, les syndicats des communes littorales, les adjoints à l'environnement des différentes communes concernées, les Conseils Régionaux des Alpes Maritimes, du Var et des Bouches du Rhône, Le Conseil Général, la préfecture Maritime, les préfectures des différents départements cités, ainsi que le CES Régional.
Selon la qualification de chacun sera demandé, les moyens d'intervention disponibles, les moyens de coordination et les mesures qu'ils comptent prendre. Il sera recherché à savoir notamment qui gère la zone des trois cents mètres et comment est appréhendée l'interface terre / mer.
Par ailleurs il sera demandé aux acteurs économiques d'évaluer les conséquences dans leurs secteurs respectifs, si les plages étaient massivement polluées et fermées à la baignade durant les mois de juillet et août.
Aux diverses associations intéressées, seront demandées de faire connaître leur implication dans divers plans de veille et d'intervention et leurs relations avec les autorités de tutelle.
Pour le collectif : Jean- Claude Schittly