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Karl Zero : "le modèle de Youtube est fascinant"
L'animateur lance son site de partage de vidéos.
S'y mêleront des films produits par Karl Zero et d'autres, sélectionnés à partir de ceux envoyés par les internautes. Entre Web TV et Web 2.0.
( 11/09/2006 )
Le Web 2 Zero. Ce n'est pas la nouvelle orthographe de Web 2.0, mais le nom du dernier projet de Karl Zéro. L'ex animateur-agitateur de Canal + lance un site de partage de vidéos. Plus de 3.000 personnes pré-inscrites le découvriront en bêta samedi 9 septembre dans la soirée, avant une ouverture de la version finale deux jours après. Alors, Web 2.0 le site de Zéro ?

En apparence oui, comme le laisse penser le nom de domaine, leweb2zero.tv. Un nom de domaine à la vie mouvementée : il y a quelques jours, Karl Zéro était interrogé par le blogueur Loïc Le Meur qui annonce alors le nom du site, mais "se trompe d'extension en parlant de .com alors que c'est le .tv qui avait été choisi et déposé depuis plusieurs mois", affirme Olivier Vignot, de Podemus, partenaire technologique du site de l'animateur. Des internautes vérifient et, voyant que l'extension est libre, déposent leweb2zero suivi de .com mais aussi d'autres extensions. Une vraie fausse mésaventure de cybersquatting dont le site aurait profité grâce au "buzz" généré.

En fait, au-delà du nom, le site est loin du Web 2.0. "Je trouve fascinant le modèle de YouTube ou de Daily Motion", confie pourtant Karl Zéro. Avant d'ajouter : "Mais il faut y passer des heures pour trouver des vidéos vraiment intéressantes." Contrairement aux modèles énoncés, le nouveau site "éditorialisera" le contenu, c'est-à-dire qu'il choisira de publier ou non les vidéos envoyées par les internautes. Un prolongement du blog de Karl Zéro, "qui marchait surtout grâce au podcast vidéo", explique-t-il. Les internautes peuvent commenter les informations diffusées, sans pouvoir se prononcer sur leur fiabilité, privilège de l'éditeur.

Plus qu'un site de partage vidéo, leweb2zero ressemble à une Web TV. En plus des films envoyés, une partie des vidéos sera produite en interne. De quoi fabriquer des émissions, qui pourront être sponsorisées. L'animateur dit vouloir retrouver sur le Web un espace de liberté comparable aux radios libres des années 1980. Son site s'apparente plutôt à une chaîne de télévision mêlant films amateurs envoyés par caméscope ou téléphone portable et production professionnelle.

Baptiste RUBAT du MERAC, JDN

Que partage-t-on dans YouTube ?


Dans: Brèves , Usages , Communautés , Médias - Par Hubert Guillaud le 30/08/2006

“YouTube est officiellement un service de partage de “contenus générés par l'utilisateur”, les fameux UGC ( user-generated contents ). Mais pour voir les choses avec un semblant de sincérité et éviter toute langue de bois, il est bon de rappeler que le succès phénoménal de YouTube s'est davantage construit grâce “contenus envoyés par l'utilisateur” que sur les contenus “générés” par l'utilisateur. Les vidéos les plus populaires de YouTube sont souvent des vidéos qui violent le droit d'auteur de leurs titulaires. Et depuis peu le vent tourne. YouTube fait face à un nombre croissant de plaintes de la part des ayant droits, au point de devenir un tantinet parano”, rappelle non sans raison Ratiatum , en évoquant une des nombreuses plaintes qui accablent désormais ce type de service de partage de vidéo.

Alors que ces services sont en plein boom , comme le rappelle avec force chiffres L'Atelier , selon l'idée admise, les vidéos partagées proviendraient principalement de programme télés. Pas si sûr, rétorque Asi Sharabi, un blogueur, qui a commis une petite étude empirique sur les 100 vidéos les plus vues du mois pour juillet 2006. Entre la première (qui a été vue quelques 28 millions de fois) et la 100e, vue un million de fois, Asi Sharabi a dénombré 58 vidéos qu'on peut qualifier de UGC, 31 clips, 7 pubs, 2 bandes-annonces et 2 vidéos de programmes télé asiatiques. Sur les 58 vidéos crées par des utilisateurs, 13 remixent des vidéos familiales, 13 montrent des performances et 19, qu'il juge les plus intéressantes, sont de véritables films, montés et travaillés. 13 restent non catégorisées et regroupent à la fois des remixages de séquences de jeux ou des vidéos de gadgets technos.

Alors que YouTube totalise quelques 100 millions de vidéos vues et 65 000 nouvelles vidéos par mois, Asi, motivé par les réponses de la blogosphère, a réalisé une seconde enquête quelques semaines plus tard qui montre que 25 % des vidéos du top 100 ne sont pas en anglais, que 85 % des vidéos sont créées, remixées, travaillées par les utilisateurs. Et que le top 100 compte pour 50 % des vidéos regardées dans le mois.

Via Waxy

[Les Unes]             [La Une d'Octobre 2006]           [Le Plan du site]