La Corse boira-t-elle la tasse ?
Sera-t-elle d'eau douce ou salée ?

 

Par Yann

Nul besoin d'être journaliste d'investigation pour se rendre compte du « rôle économique » recherché par VEOLIA en Corse.

Qui boira la tasse ? Sera-t-elle salée, ou d'une eau pure, telle l'incantation des messages publicitaires dont nous abreuve régulièrement ce « futur partenaire économique » (CF article du magazine Corsica n°82) comme le qualifie notre président Camille de Rocca Serra. Dans sa bouche, est-ce un constat, une envie, ou une arrière-pensée ? Combien d'hommes politiques se retrouvent recyclés dans les conseils d'administration de grands groupes ?

Quel intérêt pour la Corse et pour la Corse, pensez-vous ? La gestion de l'eau est déléguée va l'être de plus en plus. Cette délégation améliorera-t-elle le réseau ou plutôt le contrôle de VEOLIA sur notre île ?

 [ Le mot Veolia, par sa référence au dieu Éole, est censé évoquer un souffle nouveau pour l'entreprise et une énergie propre. Le « a » final, féminin, exprime la proximité, et la consonance globale du mot est porteuse de fluidité. Jaloux ou mal intentionnés, certains spécialistes des noms prétendent que sa sonorité renverrait à des notions peu flatteuses comme viol ou vérole. Mais Olivier Auroy (Landor) s'est prêté au petit jeu des anagrammes. « Dans Veolia, on peut lire aussi ô la vie, ovalie, à voile, oeil va, ai volé... », note-t-il. Preuve que l'on peut tout faire dire à un nom.]


[Les Unes]             [La Une d'Octobre 2006]           [Le Plan du site]