SNCM un conflit économique et social

 

Par Sabine Höfer ...

•  Introduction
En septembre 2005, le problème de la privatisation de la SNCM a entraîné un blocage total de la Corse. Et ce problème est devenu une question cruciale pour le premier ministre Dominique de Villepin. Les nationalistes corses ont bloqué les ports et aéroports paralysant ainsi plus d´une certaine de touristes. Les touristes ont dû être logés provisoirement.
« La grève qui dure trois semaines, soumet les ports de l´île à un blocus et est ponctuée d´affrontements avec les forces de l´ordre », citation du Monde 21/01/2006. La Corse a été coupée du monde extérieur et l´administration préfectorale a mis en place une cellule de crise pour pouvoir assurer l´alimentation des habitants. La privatisation de la SNCM est la cause de ces événements. La SNCM, malgré les aides de l´Etat, fait beaucoup de pertes. Si la SNCM était privatisée, les repreneurs potentiels privés de la SNCM vont être « Butler Capital Partners (BCP) » et « Veolia-Transport » (ex-Connex), un tiers des emplois serait perdu. C´est la raison pour laquelle la STC (« syndicat des travailleurs corses ») a cessé le travail et a soutenu le détournement du cargo mixte « Pascal Paoli » vers la Corse.
Cette courte introduction du sujet montre la richesse de ce thème. La situation corse actuelle a des origines non seulement historiques mais aussi économiques. Le sujet étant très actuel : je l´ai choisi pour mon exposé.
Mais la question de la SNCM a en outre diverses sources et elle a des conséquences sur le plan politique, économique et social.
Dans un premier temps, je vais traiter de la privatisation des fonds puis des conséquences sur le plan économique et social.
Mes sources sont diverses : la presse, l´Internet mais aussi les journaux télévisés.
Au cours de mon travail, j´examinerai les positions des différents partis.

•  Partie principale 

•  La société nationale corse - Méditerranée (SNCM) ( 1. annexe)*

La SNCM assure depuis 1976 le transport des passagers, de leurs voitures, elle assure une mission de service public, mais aussi de marchandises sur la Corse, l´Algérie et la Tunisie et la Sardaigne en saison estivale. La situation financière de la compagnie est catastrophique. Citation du Monde  : « En déficit chronique, la compagnie maritime a enregistré 30 millions d´euros de pertes en 2004. « La compagnie maritime reçoit des aides publiques. Grâce à ces aides, le salaire des employés peut être versé. Durant un journal télévisé du mois d´octobre 2005, le premier ministre a expliqué que pendant les quinze dernières années l´Etat a investi plus de 1,2 milliards d´euros dans cette société. La SNCM emploie 2400 travailleurs (chiffres de 2005). Si la société devait être privatisée, il y aurait un grand risque de chômage. « Butler Capital Partners (BCP) » est nouveau dans cette branche et veut seulement tirer profit de l´achat de la SNCM entraînant la perte de nombreux emplois pour les salaries. Et c´est pourquoi « le syndicat des travailleurs corses (STC) » s´est immiscé dans les débats.

•  Le syndicat des travailleurs corses  

Le STC est un syndicat corse à tendance nationaliste qui signifie syndicat des travailleurs corses. Le fait que le STC se penche sur les problèmes relatifs à la Corse montre que ce syndicat a presque seulement une influence régionale contrairement à FO, CGT ou CFTC. Il a une grande emprise et autorité en Corse. La CGT a presque la même opinion que le STC. C´est pourquoi, la CGT soutient la STC.

Jacky Rossi, secrétaire général du syndicat corse, a demandé dans une interview : » (…) que la SNCM reste une société publique gérée par l´Etat (…) », traduction d´une interview allemande. Cette interview nous montre que la SNCM est vitale pour la Corse. Jacky Rossi se prévalait du fait qu´il y a plusieurs sociétés maritimes publiques à la France. Jacky Rossi soutient les manifestations de violence pendant la grève. La situation financière de la SNCM est très préoccupante. Elle a fait de partes de 30 millions d´euros en 2004. Le financement de la CNCM est un véritable problème pour le gouvernement français. C´est un injustice pour les français résidant en France qui financent la SNCM par impôts. Normalement on pense qu´il y a une grande contradiction entre les objectifs français et corse, mais pour le secrétaire général du STC cette contradiction n´existe pas. Il se prévalait d´un idéal européen où les intérêts des ouvriers sont représentés.

A mon avis, la dimension du conflit ne se borne pas seulement aux problèmes économiques, mais aussi sociaux liés à l´histoire de la Corse.

•  Les conséquences économiques et sociales 

Si on regarde le conflit sous l´aspect économique, la solution est facile. Aujourd´hui, la situation économique mondiale est très difficile, il y a beaucoup des entreprises qui sont en faillite. Actuellement, l´Etat française ne peut pas continuer à financer la SNCM. Mais d´un autre côté, il y a aussi l´aspect social : la SNCM emploie 2400 salariés. Et que faire si la SNCM licencie la salaries ? L´Etat français doit donc continuer à financer la SCNM. Il doit donc gérer les problèmes sociaux et économiques et même s´il défait ces problèmes avec une solution favorable aux salariées de la SNCM, mais aussi pour la compagnie. Alors, le chômage est un grand problème pour la société. Par exemple, d´un côté les chômeurs pensent que la famille et la société n´ont pas besoin d´eux, mais de l´autre la réintégration des ouvriers dans le monde du travail est très difficile.

Cela explique peut-être la réaction violente des travailleurs de la SNCM et des membres du STC. Le détournement du cargo mixte « Pascal Paoli » n´était pas le seul événement qu´on pouvait observer à la télévision. Les manifestations contre la privatisation de la SNCM ont été de plus en plus violentes :
« Le navire Pascal Paoli a été libéré par le GIGN », citation du Monde 21/01/2006.
L´Etat a eu peur d´une pénurie de carburant à cause du blocage total du port de Marseille. L´administration préfectorale d´Ajacciao, la capital de l´île, a été victime d´une attaque de partisans nationalistes mais personne n´a été blessé, car la grenade à main n´était pas chargée. Pourtant une secrétaire de la préfecture a été très choquée. Ces manifestations de violence ne sont pas une bonne solution. Mais une manifestation intersyndicale à Ajaccio a eu plus d ´impact, c´était un première historique. Malgré le but pacifiste de la manifestation, quelques personnes ont été blessées, mais heureusement pas gravement.

•  Le point de vue historique et son impact sur la situation actuelle en Corse
L´ampleur du conflit dû à la privatisation de la SNCM s´explique aussi par des faits historiques.
En 1768 l´Etat français a acheté la Corse, avant la république de Gênes était « le propriétaire » de la Corse. Mais l´île est restée plusieurs décennies à l´abandon, elle ne s´est pas développée . La Corse a été utilisée comme un réservoir de recrutement des colons et des volontaires pour l´armée et la police. Le passé historique de la Corse est encore un handicap actuel selon les membres du mouvement nationaliste corse. Par exemple :
•  en France, les employés gagnent presque plus de 15% qu´en Corse (chiffre de 2001)
•  le coût de la vie en France est de 10% moins élevé qu´en Corse
C´est pourquoi, une grande partie de la population corse et pas seulement les nationalistes veulent l´indépendance de la France. C´est la raison pour laquelle il y a eu beaucoup de conflits brutaux dans le passé. Et pour quelques personnes «la Corse est la colonie qui doit être libérée de la France. » De nombreux hommes politiques corses ont eu une grande influence en France. Par exemple : « l´empereur des Français » - Napoléon, ou l´ancien ministre de l´intérieur, Charles Pasqua.
En comparant la situation passée de la Corse avec par exemple le Viêt-nam, les corses ne se trouvent pas vraiment dans une situation défavorable.

•  Les conséquences actuelles du passé de la Corse
Même si la lutte de libération n´est plus aussi importante qu´avant, plusieurs groupes nationalistes influencent encore les syndicats (par exemple : le STC). Le STC a manifesté pour « le corsification des emplois », une vieille revendication des nationalistes corses qui résulte de l´handicap historique. L´effondrement du trafic maritime au début du mois de septembre à cause de la grève, a attiré l´attention de l´Etat français sur la problématique de la « corsification des emplois ». Si deux candidats ont les mêmes qualifications, on doit préférer celui résidant en Corse. « Le Figaro » a critiqué la « corsification des emplois » comme une « clause ethnique de préférence ». Tandis que « Le Monde  », dont l´éditeur Jean-Marie Colombani est corse et François Goulard qui est le secrétaire responsable, ont des arguments pour « la corsification des emplois ». Mais en vérité, la corsification est « incompatible avec la base juridique de notre Etat » (Patrick Devendjan, secrétaire d´ Etat). Le gouvernement français n´a pas accepté la revendication du STC concernant la corsification, mais en compensation les salariés en C.D.D. ont obtenu un C.D.I. Un C.D.D. est un contrat à durée déterminé et un C.D.I est un contrat à durée indéterminé.

•  Le problème de la privatisation
Cet accord a été un succès pour les deux partis, mais il n´a pas abouti à la privatisation totale de la SNCM. Si BCP procède au rachat de la SNCM : beaucoup d´emplois seraient perdus, non seulement pour les travailleurs bénéficiant d´un C.D.D., mais aussi d´un C.D.I.. Et il est très difficile de retrouver un emploi car les autres sociétés maritimes sont obligées de rationaliser leur budget et par conséquent leurs effectifs pour faire face à la crise. Le progrès technique, la rationalisation et la mondialisation du commerce sont des faits inéluctables pour les sociétés aujourd´hui qui veulent continuer à faire des bénéfices. Les conséquences de la politique économique de rationalisation sont connues partout en Europe. La France souffre en plus d´un problème de centralisation. L´administration de la France est centrée sur la capitale. Et les Français connaissent aussi de nombreux problèmes avec les transports Par exemple  on a un long trajet en métro pour se rendre au travail. En Corse, le chômage est aussi très présent et les Corses n´ont pas toujours la possibilité de chercher un travail en France, par exemple : ils ne peuvent pas prendre le métro pour aller à Paris. S´ils veulent travailler à Paris, ils y doivent vivre et abandonner leur famille.

•  Le changement dans les plans de la privatisation
En donnant suite aux revendications des salariés de la SNCM et des membres du STC, l´Etat français conserve une minorité de blocage de 25% et il fait appel à une compagnie privée pour 30% du capital. La compagnie privée serait « Veolia-Transport » (ex-Connex) qui appartenait à Henri Proglio, un ami de Jacques Chirac, et le fond d´investissement BCP, cela appartenait à Walter Butler, un ami du premier ministre. Cette solution ne plaît pas aux syndicats. Les syndicats revendiquent que l´Etat français conserve au moins 51% du capital de la société, cela signifie la majorité. Mais avec cet accord, l´Etat français doit encore financer la SNCM. En raison des coûts de 70 millions d´euros, l´Etat français ne peut pas assumer seul le financement de la société. On comprend pourquoi Bruxelles revendique la privatisation complète de la SNCM. 

•  L´impact politique et la décision
Le premier ministre, qui est impliqué le plus dans le débat de la privatisation de la SNCM, souhaite se présenter à la prochaine élection présidentielle. Mais si l´on regarde les nouveaux sondages réalisés pour les prochaines élections présidentielles : le premier ministre, à cause de la gravité de la grève, a obtenu de moins bons résultats lors du dernier sondage. Beaucoup de français lui reprochent de ne pas avoir fourni assez d´information concernant le projet de privatisation de la SNCM. Par conséquent, les français souhaitent que le premier ministre trouve une solution, qui est acceptable pour les deux partis, pour régler le problème de la privatisation de la société. Comme je l´ai dit avant les syndicats n´approuvent pas la proposition de l´état. Il veut seulement conserver 25 % de la SNCM. Le journal « Les Echos » a écrit :
«  Privatisation ou préliminaire de procédure de liquidation ». Ces mesures ont été critiquées comme chantage dans la presse. Mais entre-temps même Bruno Vergobbi, le directeur de la SNCM menace : « S´il n´y a pas une décision jusqu´à jeudi, la faillite va avoir lieu dans les prochains jours. » Cela est compréhensible car, la grève de la société maritime en piteux état coûte chaque jour presque 1,5 million d´euros. Après quelques autres jours de négociation, une décision a été prise en Octobre 2005 après environ quatre semaines de grève. 38 % du capital est racheté par BCP, 28 % du capital par Veolia-Transport, les ouvriers 9 % et l´état conserve 25 %, mais il doit garantir la conservation de la flotte et des emplois pour au moins 18 mois. C´est du point de vue des syndicats une solution acceptable, en tout cas avant le conflit, la SNCM aurait été privatisée complètement pour 35 millions d´euros bien que le prix de vente réel sans les pertes est de 300 millions d´euros. Grâce à l´accord conclu entre les partis : la SNCM va encore bénéficier des aides de l´Etat. Cet accord permet à l´Etat français de mieux gérer son budget parce qu´il ne devra plus financer à 100% la SNCM.

•  Comparaison avec l´Allemagne
Comme je l´ai dit précédemment, l´Allemagne a aussi des problèmes à cause de la mondialisation. Le thème du licenciement fait souvent la une des journaux. Mais il n´est presque pas envisageable que les travailleurs manifestent comme en France. En Allemagne, les syndicats ont moins de pouvoir qu´en France. C´est une explication possible. Il y a aussi des grèves en Allemagne mais elles n´ont pas la même ampleur qu´en France. Les manifestations syndicales allemandes sont presque toujours pacifistes. Et c´est pourquoi, l´Allemagne ne se laisse pas influencer par les manifestations. En France, il y a lors beaucoup des manifestations. 

•  Résumé
La grève à la SNCM a commencé au début du mois de septembre en raison de l´annonce par le premier ministre de la privatisation de celle-ci. La communauté européenne menace la France de sanctions en cas de dépassement répété des aides accordées à la SNCM. Le ministre a informé les Français au dernier moment du projet de la privatisation de la SNCM. C´est pourquoi, les travailleurs de la société et du STC se sont révoltés contre la privatisation. Ils ont eu peur de perdre leur travail. C´est la raison pour laquelle, ils ont commencé à faire grève. A côté du problème financier, on peut aussi expliquer le début de la grève à la SNCM par l´importance du mouvement nationaliste en Corse, il joue un rôle décisif. Dans le passé, les Corses se sentaient déjà défavorisés et le désir d´indépendance existe encore actuellement. Après quatre semaines de grève : l´Etat français et le syndicat ont trouvé un accord :
•  presque 70% du capital de la SNCM sera acheté par des entreprises privées (Veolia-Transport et BCP).
•  « les salariés (9%) et l´Etat (25%) conservent une minorité de blocage. »

 •  Mon opinion
Le problème de la privatisation a plusieurs facteurs. A mon avis, c´est important qu´on ne regarde pas le problème seulement sous l´aspect économique même si celui-ci est très frappant. Il faut aussi prendre en considération le passé de la Corse et l´aspect social. La Corse est aujourd´hui encore victime de son rachat en 1768 par la France. Elle n´a pas contribué au développement de l´île. Avant la république de Gênes était propriétaire de l´île. En Corse :
•  le secteur primaire est très développé
•  on doit encore investir beaucoup dans le secteur secondaire
•  le secteur tertiaire est assez développé
Et la Corse est moins avantagée que la France en ce qui concerne le coût de la vie… A cause de cela, je peux comprendre les sentiments des nationalistes, mais je n´approuve pas leur attitude. J´ai conscience des problèmes qu´engendre le chômage. Et je pense qu´on devrait essayer de ne licencier les salariés de la SNCM. Assurément cette situation est problématique parce qu´on ne peut pas oublier l´aspect économique. Une entreprise doit être rentable. Je pense que c´est le devoir de l´Etat d´aider les sociétés publiques. Mais l´Etat français ne peut pas actuellement assumer le financement de la SNCM. Il doit faire un politique budgétaire et considérer les « menaces » de Bruxelles. Je trouve la solution adoptée très appropriée car on ne peut pas accepter une vente complète à cause du risque de chômage. La reprise de la SNCM pour une seule société serait beaucoup trop dangereuse il y a un risque de faillite. C´est pourquoi, j´approuve la décision de rachat par BCP et Veolia-Transport. En outre, la SNCM existe depuis déjà 30 ans : elle appartient au patrimoine corse. La petite partie du capital (9%) qui appartient aux salariés est très importante car ils conservent avec l´Etat français une minorité de blocage. En outre, cet accord allège la situation financière de l´Etat. Pendant 18 mois, l´Etat doit garantir le paiement des salaires et cela permet aux salariés de chercher un nouvel emploi.
A mon avis, le premier ministre a trouvé un bon compromis entre les sociétés privées et les syndicats. Ce qui peut influencer positivement se campagne électorale. Pourtant, il aurait dû mieux informer les Français de son projet de privatisation. S´il devient président, il devra s´efforcer d´avoir une politique économique favorable à l´emploi en Corse et en France. Je pense que l´on devrait prendre plus en considération l´opinion des mouvements nationalistes. La Corse est une belle île qui appartient à la France.

Annexe

1.* Les grandes dates de la SNCM
1948  : Convention pour l'exploitation des lignes de Corse entre l'Etat et la Compagnie Générale Transatlantique™ .
1969 : Création de la Compagnie Générale Transméditerranéenne (CGTM), issue de la fusion des activités en Méditerranée de la Compagnie Générale Transatlantique™ et de la Compagnie de Navigation Mixte.
1969-1975  : Mise en place de la société, conjoncture difficile à partir de 1973, notamment en raison :
•  de l'établissement progressif par l'Etat du régime de la continuité territoriale entre la France continentale et la Corse, sans que la société soit dotée des moyens financiers compensant la limitation des recettes induites par les mesures prises pour y parvenir (réduction des tarifs en faveur des passagers et des marchandises).
•  de l'augmentation très importante du coût des combustibles liée à la crise pétrolière intervenue en 1973 et 1974.
•  du développement de la concurrence sur les lignes d'Afrique du Nord en raison de l'expansion du transport aérien et de la création des Compagnie Tunisienne de Navigation et Compagnie Algérienne de Navigation.
1976  : Restructuration du capital de la société avec notamment la prise de participation de la SNCF. La CGTM prend le nom de Société Nationale Maritime Corse-Méditerranée (SNCM) dont le capital se répartit comme suit :
•  Compagnie Générale Maritime (CGM) 75%
•  Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) 25%
La participation de la SNCF sera ramenée à 20% et celle de la CGM portée à 80% lors d'une augmentation du capital de la SNCM intervenue en 1978.
Une convention est signée entre l'Etat et la SNCM pour une durée de 25 ans. Elle est assortie d'un cahier des charges définissant les obligations de la SNCM dans la desserte des lignes de Corse où elle assure une mission de service public (tarifs, flotte, fréquence des services) et lui attribue une compensation financière calculée sur la base de propositions de la Compagnie et faisant l'objet d'une indexation partielle.

La SNCM assure à cette date:
•  Le transport des passagers, de leurs voitures et des marchandises sur la Corse (service public),
•  Le transport des passagers, de leurs voitures et des marchandises sur l'Algérie et la Tunisie toute l'année et la Sardaigne en saison estivale.
La SNCM exerce également des activités de transit, consignation, représentation générale de compagnies étrangères, agence de voyages (Sotramat), tour-opérateur (Ferrytour) et de réparation navale. La SNCM détient 40% du capital de SUDCARGOS.
1976-1982  : Période de renouvellement de la flotte avec les transbordeurs Napoléon , Cyrnos, Esterel , Corse ainsi que Liberté et les cargos rouliers Monte-Stello, Monte-Cinto, Monte-Rotondo, Ardèche et L'Aude.
1986  : Mise en oeuvre des lois de 1982 portant statut particulier de la Région de Corse et prévoyant le transfert à celle-ci des compétences de l'Etat pour la desserte de l'Ile. Signature d'une Convention entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1986-1990. Ces documents précisent, modifient et complètent la Convention passée avec l'Etat en 1976 qui subsiste.
1987  : Développement de nouveaux produits : organisation de mini-croisières et de congrès en dehors de la saison estivale. Extension des activités d'agence de voyages.
1989-1990  : Stratégie offensive face au recul du trafic et à la concurrence maritime et aérienne.
Entrée en service du car-ferry Danielle Casanova . Allongement du Cyrnos rebaptisé Ile de beauté et du Liberté . Entrée en service du roulier mixte Monte d'Oro .
Création d'une ligne Bastia-Livourne exploitée par la filiale Corsica Marittima.
1991  : Convention signée entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1991-1995.
1992-1995  : Poursuite du développement de la société malgré la réduction du trafic des passagers sur la Corse ; l'accent est mis sur l'amélioration de la productivité dans le cadre de mesures définies par le plan d'entreprise. Le renouvellement de la flotte est entrepris par les commandes d'un paquebot, d'un cargo mixte et de Navires à Grande Vitesse (NGV) destinés aux lignes courtes au départ de Nice. Entrée en sevice en 1994 du cargo roulier mixte Paglia Orba.
1996  : Entrée en service du Napoléon Bonaparte , affecté à la desserte de la Corse au départ de Marseille, dont les installations sont particulièrement confortables, qui transporte 2150 passagers et 708 véhicules à la vitesse de 23 noeuds. Sont également mis en service les NGV Asco et NGV Aliso (530 passagers et 150 voitures transportés à la vitesse commerciale de 37 noeuds).
Convention signée entre la SNCM et l'Office des Transports de la Région de Corse pour la période 1996-2001.
Stabilisation du trafic sur la Corse, en diminution les années précédentes.
Les résultats financiers sont obérés, comme en 1995 par l'insuffisance des recettes et le poids des nouveaux investissements.
1997-1998  : Reprise de l'activité sur la Corse qui conduit la société à commander en juin 1998 un troisième NGV de plus grande capacité pour livraison en 2000. Il transportera 1000 passagers et 280 véhicules.

La SNCM se prépare par ailleurs aux échéances devenues très proches: la libéralisation du cabotage national à partir de janvier 1999 et la fin, en 2001, de la concession de service public dont elle bénéficiait depuis 1976.

Un nouveau plan d'entreprise est établi, il doit permettre les évolutions nécessaires pour que la SNCM soit choisie à l'issue de l'appel d'offres qui sera réalisé par la Corse afin de définir le ou les nouveaux concessionnaires.

•  Bibliographie

Le Monde , 26/01/2006
Libération.fr : mardi 27 septembre 2005-22 :35
http://www.vwd/news.htm?d=1&id=24006833&navi=home&sektion=branchen : jeudi 29 septembre 2005
http://www.rfi.fr/actfr/articles/070/article_38900.asp : mardi 18 octobre 2005
http://www.faz.net/s/RubDEBDABB9457A437BAA85A49C26FB23A0/Doc: jeudi 20 octobre 2005
http://aujourd´hui.ma/international-details40550.html: jeudi 20 octobre 2005
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=383 : jeudi 20 octobre 2005
http://lutte-ouvriere-journal.org : jeudi 20 octobre
http://www.curagiu.com/francaise.htm : lundi 7 novembre 2005
http://www.labournet.de/////internationales/fr/sncm_bs3.html : samedi 31 décembre 2005
http://www.labournet.de/////internationales/fr/sncm_bs3.htm : jeudi 5 janvier 2006
http://www.labournet.de/////internationales/fr/sncm_bs.html : lundi 9 janvier 2006
http://www.labournet.de/internationales/fr/sncm_bs.html - Bernhard Schmid, Paris 03.10.2005: dimanche 15 janvier 2006
http://www.tagesanzeiger.com/dyn/news/ausland/545720.html : jeudi 2 février 2006
http://www.leini.de/news/nessuche.php : dimanche 5 février 2006
Deux CD´s de Monsieur Wernsing
Les informations des journaux parlés télévision (français et allemand)
http://www.frenchlines.com/histoire/histoire_sncm_dates_fr.php : mecredi 22 février 2006

Article transmis par nos amis du Journal Tricolore


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