| Ma journée type... Bamby Ndiaye 16 ans
Les minutes ressemblent à des heures tellement le reste du temps est long. Enfin j'entends le muezzin du quartier faire l'appel à la prière, toujours ma soeur dort à poings fermés. Il me reste maintenant un combat, c'est avec l'eau qui est tellement fraîche qu'on dirait que cela soit sorti du réfrigérateur, après quelques minutes d'hésitation, je me décide enfin, heureusement j'étais seule dans la douche, je me tords de fraîcheur, je grelotte comme un voleur pris la main dans le sac. Je termine et je prends mon petit déjeuner en pensant au devoir de sciences physiques de 8h Mon père me dépose, je n'ai même pas eu le temps de savoir ce qu'il me demander tellement j'étais absorbée par ces formules compliquées, ces électrons d'un monde bizarre, qu'on ne voit pas et pourtant je lis sans conviction pour retenir la valeur de leur masse et leur tâche, le milliard de milliard de milliardième de partie du kilogramme pour la masse, le dix milliardième de partie du mètre pour le diamètre. J'imagine déjà la taille de la balance si elle existait pour faire une telle mesure. J'imagine aussi si l'électron faisait un séjour sur terre auprès de nous autres humains, comment nous verrait-il, ne serions-nous pas assimilable à la terre et même à plus que cela pour lui. Oh la physique, dafa saf dalle ( voulant dire dans notre langue c'est trop compliqué ). J'étais surprise quand mon père me demanda de descendre tellement j'étais dans un autre monde. J'entre en classe... le prof était déjà là avec son paquet, j'imagine déjà ce qui s'y trouve, il distribue les sujets, je regarde à gauche, à droite, je me rends compte que tous ne sont pas envi d'être dérangé. J'écris, je gomme, je réécris, je l'ai fait combien de fois, je ne saurais le dire. Mon ventre commence à gazouiller A chaque fois que je lève la tête mes yeux croisent ceux du prof, on dirait qu'il ne fait que
me surveiller.Il reste 5 minutes crie le prof avec une voix tellement rauque que cela engendre toujours un écho dans tout le bâtiment. Encore 20 minutes s'il vous plait disent en coeur les élèves, sauf le crac aucun des élèves n'avait terminé.
Le prof arracha ma copie, elle a failli se couper en deux tellement
je tenais à ajouter quelque chose. Je rentre sans attendre mon père, j'étais fâchée et j'arrive, je trouve que le repas était déjà prêt. L'odeur du boguedj m'accueille depuis le portail. Quel plat et bon de thiébou dieun mais j'ai perdu l'appétit. Je mange pour masquer un peu cette situation. Je prends les trois normaux ( du thé ) et il est déjà l'heure de repartir à l'école. On entre dans la classe, le prof de maths nous balance cette phrase : "Vous avez devoir " "Mais non, mais non" entonna chaque élève "Nous ne sommes pas averti, nous venons de faire ce matin un devoir de sciences physiques", ajoutent en coeur les élèves. Quelle journée, ces profs là n'ont aucune yeumendée. Après le devoir, je sors en pleurant car sachant d'avance que j'ai perdu ce devoir car sans le savoir, je continuais à faire le devoir de sciences physiques du matin. J'arrive à la maison en pleurant, j'ai confondu, j'ai confondu, je vais directement au lit pour tenter de dormir mais ce qui est sûr, jusqu'à 1h du matin la journée de devoir défilait, quand est ce que j'ai dormi, un grand point d'interrogation. [Les Unes] [Le sommaire] [Les Journées] |