Interview donnée au Journal Scolaire de la Corse

Par Le Prince Charles Napoleon


Quand avez-vous surfé sur Internet pour la première fois, utilisez-vous internet ?
Avez-vous un site-web officiel ? Aimeriez-vous avoir un site perso plus rigolo ? ou fait par un Fan-club ?
Avez-vous des enfants ? Ont-ils une adresse internet ?
Il paraît que l'on a tous un parent corse, est-ce votre cas ?
A une certaine presse anti-corse qu'auriez-vous envie de dire ?
Quelles grandes voies voyez-vous pour sortir la Corse de ses problèmes économiques ?
Pensez-vous que la Corse se dirige vers l'autonomie, est-ce bien pour elle ?
Participez-vous au débat initié par M. JOSPIN ?
Connait-on votre action pour la défense de l'image de la Corse, et avez-vous des actions spécifiques auprès des jeunes pour promouvoir cette action ?


Quand avez-vous surfé sur Internet pour la première fois, utilisez-vous souvent internet ?

C'était il y a 3 ans dans le cadre de mes activités professionnelles en l'occurence je dirigeais une société de conseil dans le secteur de l'immobilier et j'avais besoin de références immobilières j'ai donc contacté une base de donnée
oui de plus en plus, à titre professionnel, mais ludique aussi, surtout mes enfants, ils n'envisagent pas de vivre sans internet...(rires) Oui j'ai une adresse e-mail

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Avez-vous un site-web officiel ? Aimeriez-vous avoir un site fait par un Fan-club ?

L'association a son propre site cela permet de faire passer de l'info, c'est vrai que lorsque je le regarde, je le trouve un peu triste... Cela mériterait d'être un peu animé avec des bulles, des imges animées, il fait trop sérieux trop porfessionnel.
Oui, j'aimerais bien, on ne me l'a jamais proposé, car je n'ai pas de fan club... Je n'ai pas assez de fans probablement ?
Peut-être parce que je ne suis pas assez connu ? Je privilégie le fond plutôt que la forme. Il ne faut pas tomber dans le travers de certains qui pour se faire connaîtreà tout prix, ne restent pas eux-mêmes, présentent des aspects d'eux-même complaisaments exposés qui peuvent plaire aux gens. Cela peut nuire au sérieux de l'approche, mais peut-être suis-je un peu trop sérieux ? (rire)
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Quand êtes-vous venu en Corse ? Quand avez-vous passé vos vacances en Corse, et où ?

Récemment, je suis en Corse très souvent... à mi-temps...
C'est une bonne question: à la mer dans la région de Sagone et en Castaniccia, c'est la région de ma femme , je suis un randonneur, j'aime la montagne, j'aime m'y reposer plus qu'à la mer d'ailleurs

vous êtes attaché à la Corse ?
Bien sûr !... je suis corse !!
Je fais partie de sa communauté !
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A une certaine presse anti-corse qu'auriez-vous envie de dire ?

Je l'ai déjà fait..
Je les invite à voir la réalité de l'île, et puis ils sont victimes de préjugés.
Justement le but de mon action et de l'association que j'ai créé est de lutter contre ces préjugés en montrant la réalité de l'île, une réalité qui n'est pas toute rose, mais qui est bien loin d'être noire, comme ils la voient. j'ai aussi envie de leur dire de regarder les difficultés qu'il existe ailleurs en France: le chômage, les banlieux, les jeunes pour leur dire qu'il y a bien d'autres difficultés et qu'ils sont traités autrement que par des insultes racistes.
Ceux qui utilisent des qualificatifs racistes, sont des racistes, ils ne m'intéressent pas et je n'ai pas envie de discuter avec eux !
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Quelles grandes voies voyez-vous pour sortir la Corse de ses problèmes économiques ?

La jeunesse.
Le problème fondamental de l'île est que jusqu'à présent elle est dans une situation d'assistanat, toute l'île même les jeunes étaient formés pour être les réceptacles d'un systhème d'aide généralisé, et cette situation ne peut durer car elle mène l'île à la ruine.
Passer d'un statut d'assisté à celui d'homme libre, autonome, qui assume ses propes responsabilités.
Ce n'est pas un cours de morale, mais une nécessité.
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Pensez-vous que la Corse se dirige vers l'autonomie, est-ce bien pour elle ?

Le bon côté est qu'après on est libre, les gens ne peuvent être libres que s'ils acquierent les propres moyens de leur liberté. Je ne connais pas de liberté dans la dépendance et l'assistanat .
C'est comme un malheur qui commence bien, il mène l'île à la baléarisation. Si on n'est pas capable de produire de la richesse nécessaire pour vivre, et bien d'autres que nous, utiliseront ces atouts que nous ne savons pas mettre en valeur...
Ce seront donc de grands groupes financiers qui viendront s'installer dans notre île pour y céer un tourisme exporté.
Je pense que la Corse, comme toute société se dirige vers plus de responsabilités, donc vers une forme d'autonomie, qui moi ne me dérange pas.
Simplement la question pposée est : "sommes-nous capable d'assumer cette autonomie", parce que ce n'est pas tout d'obtenir des réformes, aussi faut-il que le culturel, le social, l'économique suivent.
A autonomie politique correspond aussi autonomie économique des corses qui developpent et mettent en valeur les atouts de l'île.
Tout est là...
C'est avant tout un problème culturel et économique, me semble-t-il...

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Participez-vous au débat initié par M. JOSPIN ?

Oui tout à fait, je participe au débat économique et social et je suis sollicité par des responsables politiques de l'île, sur tout ce qui touche l'économie puisque c'est mon secteur d'activité...

Connait-on votre action pour la défense de l'image de la Corse, et avez-vous des actions spécifiques auprès des jeunes pour promouvoir cette action ?

Je crois, oui...
Insuffisament je pense, mais j'interviens assez régulièrement dans les médias. Je crois que mon image est associée à la défense de l'image de la Corse...
Nous n'avons pas d'action spécifique en direction des jeunes, mais plutôt dans le domaine culturel où nous soutenons des actions:
Les Muvrini, ou Jean-Paul Poletti , on les aide à se produire dans un certain nombre de villes de France et de l'étranger, peut-être par ce biais ?
Mais la jeunesse est un état hautement provisoire...(rire)

Interview réalisé le 29 janvier 2000 par Emmanuelle ACQUAVIVA 15 ans du Lycee Laetitia à Ajaccio


A.P.D.I.Csiège 23 cours Napoléon - 20000 AJACCIO - tel/fax: (33) 04 95 37 68 28
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