Ina Hubaleck                                                                                         Le fait divers à la télévision


Dans le cadre de notre étude, j'ai analysé les « faits divers » sérieux qui critiquent les situations de crise et qui accusent en même temps les déficits sociaux. Ces « faits divers » font appel à la politique de changer des dysfonctionnements sociaux.

La fonction de la télévision joue un grand rôle. Est-ce que la télévision peut manipuler les téléspectateurs ? Est-ce que la télévision reflète les événement d'une manière objective et neutre? La télévision, peut-elle influencer à la politique ?

Voici maintenant l'analyse de ce sujet à l'aide d'un exemple :
je parlerai de l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra dans la nuit du 15 au 16 avril 2005
Selon les derniers bilans, l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra dans le 9 ème arrondissement de Paris, s'est traduit par 21 morts dont 10 enfants, 53 blessés, dont 11 très grièvement.Il faut ajouter à ce sinistre bilan provisoire que des dizaines de personnes continuent à défiler à la mairie du 9 ème , pour avoir des nouvelles de leurs parents dont ils savent qu'ils habitent dans l'hôtel, mais dont il n'y a pour le moment aucune trace. On doit donc craindre malheureusement que le bilan soit beaucoup plus lourd.

Chapitre 1

Le reportage commence au studio: TV 5 parle d'un des plus graves incendies à Paris dépuis 20 ans. La très grande majorité des victimes vient de familles d'immigrées. On voit par exemple un pompier qui est en train d'évacuer une femme. Ensuite la journaliste interviewe un témoin :
par hasard cet homme a observé une femme, qui, paniquée, s'est jetée par la fenêtre du troisième étage. Il a aussi vu une personne qui a jeté un enfant ou un bébé par la fenêtre. Il était très choqué, bien qu'il n'ait pas de parent qui était une victime. Le porte-parole des sapeurs pompiers de Paris, le Capitaine Laurent Vibert, dit qu'il a peur de trouver encore d'autres victimes dans les étages superieurs.

La présentation
Bien que cet incendie soit un événement catastrophique, le premier reportage nous le présente cet incendie d'une manière objective.
L'image et le texte ne sont pas redondants, mais se complètent mutuellement. Ce qui est curieux, c'est que l'information essentielle se trouve dans le texte parlé. Ce phénomène s'explique par la difficulté de la télévision d'être sur le lieu de l'action au moment voulu.

Chapitre 2

Le téléjournal TV 5 nous informe que le bilan s'est alourdi et que le nombre des victimes a donc augmenté. A la mairie du 9 ème arrondissement une cellule de crise a été formée. Nous voyons cet homme désésperé qui ne sait rien ni de sa femme ni de sa fille qui a deux mois. Cette famille logeait au 5 ème étage quand l'incendie a éclaté. Après avoir cherché en vain une possibilité de sortir, il ne retrouve plus sa famille quand il revient dans leur chambre. Il les appelle, aucune reponse. Depuis deux jours il erre dans tous les services pour trouver une trace de sa femme et de son bébé. Enfin, l'histoire d'EnzaFofana c'est la douleur et le deuil.

La présentation
Je divise ce reportage en deux parties. Premièrement les aspects pratiques qui résultent d'un incendie sont indiqués par TV 5. On voit la cellule de crise, la croix rouge ou par exemple le service psychologique. Le journaliste nous informe du bilan et du nombre de victimes. D'autre part, la deuxième partie se distingue de la première partie par les émotions.
Ce chapitre nous présente cet incendie d'une manière subjective. L'histoire d'Enzo Fofana est un grand choc pour tout spectateur. Il est touché au fond de son cœur par le decès. Les images qu'on voit sont très expressives et émotionelles : on voit le visage d'Enzo Fofana de face et on peut remarquer comment sa gorge est serrée quand il parle. C'est la raison pour laquelle nous sommes directement touchés par son destin; on est pris par une grande compassion. Sa description de l'événement correspond à son visage. Sur le petit écran, le visage a une plus grande importance que le le plan d'emsemble. C'est justement le visage qui exprime les sentiments; le montrer transporte des émotions en direct.

Chapitre 3

TV 5 nous informe qu'il y a à Paris une dizaine d'immeubles comme l'hôtel Paris Opéra.
L'histoire de Yamina Taibi semble typique :
Elle vit dans un studio dont le loyer s'élève à 3.000 Euro par mois. Pendant trois ans la famille a reçu des aides pour payer ce loyer exorbitant. Mais depuis qu'elle n'a plus d'aide financière et elle craint d'être expulsée. Entre-temps elle a obtenu ses papiers, c'est pourquoi les aides financières sont desormais supprimées. Là-bas, il y a des dizaines de familles qui y vivent. La plupart des loyers sont payés par la mairie ou des associations.
Autre exemple :
Amina vit dans la cave avec ses quatre filles, directement à côté des installations de gaz. Pas une seule fenêtre ! Le loyer pour ce paradis confortable se chiffre à 1600 Euro par mois, un montant qu'elle n'arrive plus à payer. Cette femme essaye d'obtenir depuis des années un logement social, en vain. Depuis l'incendie de l'hôtel Paris Opéra les familles qui vivent là-bas, s'inquiètent de leur sécurité. Ils ont raison de le faire, car la seule sortie de secours a été condamnée.

La présentation
Ce chapitre révèle les aspects politico-sociaux et les problèmes dans la société française au moyen d'un reportage. L'autorisation de séjour pour les immigrés illégaux en France peut durer quelques mois voire années. C'est la raison pour laquelle ils ne sont pas autorisés de travailler officiellement. La conséquence : pas d'argent !
Les immeubles que nous voyons sont au centre des problèmes sociaux. Ils sont pires qu'on ne peut en supporter : les familles doivent vivre dans des conditions de vie catastrophiques avec quatre ou cinq personnes dans une chambre de 17 mètres carrés. Les conditions sociales sont intolérables et inhumaines. Comme tout spectateur, j'ai été choquée quand j'ai vu ce reportage : La femme à la fin, Amina qui est à bout de ses nerfs, m'a inspiré de la pitié. Les images soulignent seulement les textes, mais je crois que les images de cette vidéo sont encore pires que le texte qu'on entend. Nous sentons l'indignation qui monte et l'incompréhension pour cette situation et on ne comprend pas non plus pourquoi aucun homme politique n'essaye de remédier à ces conditions sociales.

Pourquoi ces « faits divers » fascinent-ils l'homme ?
Comme Xenja l'a déjà dit : on aime les « faits divers » parce qu'ils nous racontent des petites histoires pleines d'émotions pour satisfaire notre curiosité. Ici, c'est un cas spécial : D'un côté le fait divers provoque des émotions comme la compassion et la sympathie avec les victimes, mais aussi la tristesse et la dépression. Le fait divers fait appel à la compréhension de l'être humain. On est très touché par le destin des ces gens et on sait que cet événement peut arriver à n'importe qui. On s'indigne des ces gens qui ne font rien pour changer les mauvaises conditions.On les trouve incomprèhensibles et intolérables. D'un autre côté le fait divers manipule les téléspectateurs exactement avec ces émotions. Les hommes politiques ne font rien et c'est pourquoi ils s'attirent la haine du téléspectateur. La télévision peut manipuler les gens plus facilement que les autres médias comme par exemple les journaux. Si on peut voir les événements avec nos propres yeux, il est très facile d'imaginer comment ils se sont passés. Et plus : on peut se souvenir plus facilement de l'image que des mots.


      Bienvenue sur l'info-express
      Laissez ici votre Texte :

           
[Les Unes]             [La Une de Janvier 2006]           [Le Plan du site]