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Où travailler ?

 

Les périodiques :

Ils emploient pratiquement la moitié des trente-cinq mille journalistes titulaires de la carte de presse et des cinq mille pigistes répertoriés.
Les quotidiens de province utilisent les talents de près de huit mille journalistes et pigistes. Les 30% restants collaborent notamment aux quotidiens parisiens, aux agences de presse et aux radios et télévisions.

La presse magazine :

La presse spécialisée grand public, ces médias à thèmes est un secteur dynamique. Les hebdomadaires télévision, la presse féminine, mais aussi et surtout la presse financière, industrielle et technique, les magazines à vivre, comme ceux consacrés aux sports extrêmes, au cinéma, ou encore à la cuisine, donnent le plus souvent le pied à l'étrier à des débutants, à la différence des quotidiens et des hebdos d'information qui exigent la collaboration de journalistes chevronnés.
Ne vous faites pas d'illusions, il vous faudra d'abord montrer patte blanche, c'est-à-dire démontrer que vous êtes capable d'adapter votre style à celui du magazine, capable aussi de sentir les attentes du lectorat et de proposer des sujets d'articles.
Dans ce secteur avoir une spécialisation peut être un véritable atout.

La presse régionale :

Contrairement aux idées reçues, aux obsessions de faire le JT du 20 heures, ou d'être éditorialiste pour Le Monde ou Le Figaro, la presse régionale n'est certainement pas une presse inférieure à la presse dite parisienne.
La presse régionale vend d'ailleurs souvent plus d'exemplaires que la presse nationale, et nombre de titres mensuels régionalistes affichent une meilleure santé que des mensuels ou trimestriels nationaux aux ventes plus précaires qu'on ne l'imagine.
La presse régionale est lue, c'est là un aspect important de sa mission d'information, contrairement à de nombreux médias qui sont parcourus, ou simplement reçus par la voie d'abonnements d'entreprises ou de collectivités,le lecteur donne donc, chacun à son niveau de préoccupation, toute son attention à l'article que le journaliste rédige. Ecole d'humilité, mais aussi école de responsabilité et de relations humaines, la presse régionale offre de nombreuses opportunités de collaboration, par des piges d'abord, par des correspondances locales, puis pour les plus motivés la responsabilité de rubriques régulières.

La télévision :

Bas les masques ! Ce sont les agences de presse télévisuelle qui fournissent la plupart des reportages aux chaînes de télévision. La multiplication des chaînes, câblées, par satellites, ou hertziennes, n'est donc pas synonyme de création de postes, au contraire. Il y a plus d'opportunités dans des agences comme Capa, SIIS? ou encore Théophraste, qu'à TF1. Les chaines en effet ne proposent pas plus qu'une douzaine de postes de journaliste dans une année. Comme dans la presse écrite, il n'est pas inutile de tenter sa chance dans des rédactions locales, comme celles de France 3 régions, ou de M6 qui a des rédactions locales.
Vous y découvrirez un véritable travail d'équipe, car contrairement à la presse écrite, un reportage ne peut se faire seul. Il faut pour un sujet, au moins un rédacteur, un preneur de son, et un journaliste reporter d'images. Il faut noter que dans ces domaines les formations spécifiques, les diplômes d'écoles spécialisées représentent le double des effectifs de la presse écrite.

La radio :

Le présentateur est le rédacteur en chef de son journal, et prépare le plus souvent ses informations sur la base des dépêches d'agences de presse et autour des sujets de fond traités par les journalistes de la rédaction.
Même si trop souvent les moins professionnels se contentent de s'inspirer des news données par les journaux des radios concurrentes, le journal et ses flashs sont essentiels dans le besoin d'information du public; car ces journalistes doivent agir à la vitesse de l'actualité.
Le temps de recul est pratiquement inexistant, contrairement au journaliste d'un quotidien, et surtout pour un mensuel. Le talent prend dans la radio toute sa dimension spéciale, dynamisé par la pression du direct et par la facilité avec laquelle un auditeur peut zapper. Les reporters doivent se déplacer pour prendre le son, recueillir un témoignage ou tout simplement une ambiance de fond, alors qu'en presse écrite, le téléphone permet de compléter son article derrière son bureau. Les radios locales dites de proximité sont une porte d'entrée efficace dans le journalisme, même si elles recrutent beaucoup moins que ces dernières années. Quant aux radios en réseaux ( Par exemple, Nostalgie, Europe 2 ou encore Vibrations ... ), leur programmation étant prioritairement musicale, la place réservée aux journalistes y est quasiment inexistante.

La presse d'entreprise :

A cheval entre la communication et le journalisme, la presse d'entreprise offre de nombreuses opportunités de pratiquer son métier de journaliste. Des magazines sont généralement édités et préparés par une entreprise non spécialisée dans la presse. Le magazine y est d'abord un outil de communication. Communication interne, c'est-à-dire en direction des employés, ou alors des clients, des fournisseurs ou des actionnaires; communication externe en direction du grand public. Plus sédentaires que les métiers de la presse classique, ces médias ne doivent certainement pas être mis de côté dans une recherche d'emploi car cette presse est de loin la plus importante de France en nombre de titres, mais aussi en lectorat et en pleine évolution, elle trouve même son développement actuel dans les nouvelles technologies.


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