La Méditerranée, berceau de la Civilisation Occidentale, est polluée, trop polluée.
Ceci n'est pas nouveau.
L'homme a toujours confié à la nature, le soin de digérer les matières inutiles, indésirables ou dangereuses résultant de ses propres activités ; serait-ce parce que la mer en est le réceptacle naturel, et que le fond de la mer est propre parce qu'il ne se voit pas ?
Du tri sélectif au traitement des déchets, en passant par les usines d'épuration, ou l'interdiction prochaine des décharges à ciel ouvert (année 2 000), et encore les méthodes de recyclage, l'homme pare au plus pressé : gérer ses propres détritus sur la surface de la planète.
Les éboueurs de la mer, avec plus de 150 000 litres de détritus immergés collectés bénévolement dans les eaux de baignade, cherchent depuis 4 ans, à faire reconnaître par les Pouvoirs Publics, le nettoyage des fonds marins comme une nécessité, au même titre que le nettoyage des rues, des plages ou des forêts. Son intégration dans les critères d'attribution du Pavillon Bleu d'Europe est actuellement en projet avec le Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. Pour Avenir Méditerranée et les spécialistes consultés, force est de constater que seule une réduction importante de l'utilisation du plastique au quotidien rendra efficace la lutte contre la pollution. Aujourd'hui, l'emballage plastique, (alimentaire ou industriel), représente, dans le monde occidental, plus de 10% de l'ensemble de nos déchets ménagers.
Les hommes ont toujours protégé les denrées alimentaires, dans des récipients de peau, feuilles ou calebasses, puis dans des tissus, paniers, poteries, et, à partir de 1 500 avant J.C, dans des récipients en verre. Les débuts de l'emballage moderne sont liés aux méthodes de conservation des aliments (salage, fumage). En 1795, Napoléon Bonaparte offre une récompense à celui qui inventera une nouvelle méthode de conservation des aliments. C'est ainsi que Nicolas Appert met au point une méthode de fermeture hermétique de bouteille en verre, puis en fer blanc.
Le premier emballage alimentaire est né.
Avec l'ère moderne, l'apparition de la chimie dans l'élaboration des produits de synthèse, et la grande distribution, la quantité de déchets difficilement biodégradables a augmenté de façon fulgurante, notamment les matières plastiques issues des polyéthylènes et des polypropènes.
Sachant que la nocivité d'un produit toxique pour l'environnement dépend largement de sa durée de vie, et, que, le temps de biodégradabilité d'un sac ou d'une bouteille plastique varie entre 100 ans et 1000 ans, on est en droit de s'inquiéter de leurs répercussions sur les écosystèmes, indispensables au bon équilibre de notre planète, mais aussi de leur impact sur la santé.
En France 17 milliards de sacs plastique sont distribués chaque année, dont des millions souillent les montagnes, les forêts, les rivières, les plages ou flottent et gisent dans les fonds marins, (ils représentent en outre, 65 à 90 % de la pollution marine par macro-déchets." Ifremer '98 ").Ramenés à la Corse, ces chiffres représentent 72 millions de sacs plastique qui envahissent chaque année l'Ile de beauté et portent atteinte à son environnement.
Le projet "Plastique pas ma Planète", visant à substituer le sac plastique par le sac en papier recyclé, cherche à faire de la Corse, un site pilote en Méditerranée, en matière de préservation et de défense de l'environnement, et, devrait, à terme, servir d'exemple Européen en relevant le défi du zéro plastique.
Si tout le monde s'accorde à reconnaître le bien fondé d'une telle initiative (Institutionnels, Distributeurs, Consommateurs), personne n'est encore disposé à prendre à sa charge la différence de coût entre le sac plastique et le sac papier (actuellement, 50 centimes), ou même, à inclure le prix de la dépollution et du recyclage d'un sac plastique dans le coût de sa fabrication.
Le projet Plastique pas ma Planète, s'appuie sur les 32 000 tonnes de cartons (Drire) importés chaque année en Corse, qui brûlent dans les décharges, ou envahissent le maquis, mais aussi les broyats issus de bois d'élagage et de démaquisation.
En effet, une fois récoltés et acheminés, ces matériaux serviront de matière première à l'élaboration de la pâte à papier indispensable à la fabrication des sacs en papier produits en Corse, dont le coût nous permettra ainsi d'être compétitifs avec le sac plastique. Il faut être convaincu que ce coût ne peut-être que dérisoire face aux répercussions néfastes, mais elles, définitives qui nous attendent, si ce radical changement n'est pas entrepris.
" L'exigence écologique est une forme supérieure de la Démocratie "
J.Michel Delacomptée
Notre projet est soutenu par : Le Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement,
La Chambre de Commerce et d'Industrie de Corse du Sud,
Les Mairies de Calvi, Propriano, Bonifaccio, Cargèse.
La Fondation Cousteau et son Président, Sir Peter Blake, Jean-Michel Cousteau,. Les navigateurs, Isabelle Autissier, Catherine Chabaud, Titouan Lamazou, Philippe Monnet, Hervé Laurent, le chanteur Antoine, le musicien Manu Dibango, le pilote Jean Alesi, le Docteur Jean-Louis Etienne, l'aventurier Goudis, l'apnéiste Umberto Pelizzari, le Directeur du CNRS, Claude Millot, le Député Européen Alain Bombard, les spécialistes des grandes profondeurs, Christian Pétron et Paul-Henri Nargeolet, la société COMEX et aussi, Ben, Catherine Deneuve, Muriel Robin, Guy Bedos, Laurent Boyer, Bernard Montiel, Pierre Palmade, le Journal Scolaire de la Corse,