Luttons contre les idées reçues de la désinformation Par Alain

SPour des raisons que nous n'analyserons pas, nous sommes l'objet d'une désinformation constante qui cherche à nous aveugler sur des points essentiels concernant notre survie de terriens qui sommes une seule tribu sur une seule île, ne l'oublions pas !
Parmi certaines idées toutes faites, les plus dangereuses - qui sont à contrecarrer d'extrême urgence - sont que :
"Nous progresserions dans la protection de la nature." et que "Le danger du réchauffement planétaire serait exagéré par les écologistes".
La réponse est NON ! car la disparition de la nature est voulue par le "système" et je le démontre:
Première partie :
La disparition de la nature est, en effet, une conséquence inéluctable d'une société d'économie ultra-libérale dont le profit immédiat, ou à court terme, est la raison d'être, pourquoi ?

Les raisons en sont les suivantes :
1. La production de la nature a été estimée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l'Institute for Ecological Economics de l'Université du Maryland en 1997, somme colossale qui échappe au marché mondial ; or il est évident que toute suppression d'une ressource naturelle permet un accroissement corollaire du marché du produit artificiel analogue. A titre d'exemple unique: la pollution des fontaines - source d'eau autrefois gratuite pour la population - et en général de l'eau douce naturelle, a permis le développement du marché des industries de traitement de l'eau et des eaux vendues en bouteilles.
2. Un système économique capitaliste libéral est composé de multiples centres décisionnels autonomes qui ne peuvent prendre en considération que leurs objectifs propres. Prendre en compte les coûts à long-terme de la dégradation de l'environnement, n'est pas de leur ressort, mais même si cela l'était, ils ne pourraient pas le faire : l'accroissement prohibitif du coût de leurs produits feraient disparaître ceux-ci face à une concurrence mondiale ayant moins de scrupules.
3. Les modèles économiques actuels ne prennent pas en compte dans les bilans nationaux et planétaire ces valeurs que sont : la production d'oxygène, la fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, la régulation de la température, la protection contre les rayonnements solaires, le recyclage chimique, la répartition des pluies, la production d'eau potable, la production d'aliments, etc.
4. Ils ne le peuvent pas le faire car cela équivaudrait à démontrer que notre économie, gaspilleuse de ces ressources, est en fait gravement déficitaire et donc condamnée à terme.
5. A ces 3 facteurs matériels s'ajoute un facteur psychosocial, en effet la production et la vente des biens artificiels nécessite des humains conditionnés à les produire et à les consommer. Or la contemplation de la nature, et l'attachement aux traditions, donnent aux hommes d'autres valeurs et d'autres aspirations, celles-ci toutes spirituelles, de telle sorte qu'ils en deviennent réfractaires au conditionnement politico-économique et que de ce fait ils constituent une menace pour l'ordre établie, déjà précaire en raison des contradictions du système. La Corse en est un bel exemple à suivre.
Seconde partie :
La situation du vaisseau terre est extrêmement préoccupante.

a) L'impact humain sur les écosystèmes naturels est arrivée à un niveau dangereux, ont estimé en 2001 les protecteurs de la nature américains, selon une communication en anglais que j'ai traduite ci-après:
" Un rapport de l'Institut de Washington des ressources mondiales (WRI) dit que les activités humaines ont aussi commencé à altérer significativement les cycles chimiques basiques de la Terre. "
Ce rapport est le résultat d'une collaboration entre cet institut (WRI), le programme d'environnement des Nations Unies, et la Banque Mondiale.

Il appelle les personnes responsable du maintien de l'ordre et de la politique des états à utiliser ces informations mises à jour durant les négociations des conventions internationales
L'estimation globale de l'état des écosystèmes des côtes, plateaux marins, des forêts, des prairies, des milieux aquatiques d'eau douce, et milieux cultivés, est sorti dans la ville norvégienne de Bergen durant une conférence mondiale des ministres de l'environnement l'an dernier
Il dépeint un sombre portrait des océans surpéchés, d'une utilisation excessive des pompages d'eau (de la nappe phréatique) pour l'agriculture et de la destruction des récifs coralliens et forêts.

"Chaque mesure employée par les scientifiques pour estimer la santé des écosystèmes mondiaux, nous dit que nous sommes en train d'en extraire plus de ressources que jamais et que nous les dégradons à un rythme accéléré" dit le Mr Klaus Topfer des Nations Unies.
Le rapport identifie plusieurs exemples de dégradations des principaux écosystèmes mondiaux du fait de l'action humaine :
> la moitié des zones humides terrestres on été perdues durant le 20 eme siècle;
> les coupes de bois et défrichements en tout genre ont réduit la couverture forestière d'au moins 20 % et peut-être 50 % ;
> environ 9 % des espèces mondiales d'arbres sont en voie d'extinction ;
> prés de 70 % des stocks mondiaux de poissons océaniques sont soit péchés au-dessus de leur capacité de reproduction ou ont été péchés à ce niveau biologique limite.

Durant la seconde moitié du XXeme siècle la dégradation des sols a affecté les 2/3 des terres agricoles mondiales."

b) Utilisation de l'eau
Les effets de la croissance de la demande en eau sont aussi analysés dans ce rapport.
"Les barrages, et autres travaux analogues, ont fortement ou modérément détourné 60 % de l'eau des plus grandes rivières mondiales. Ils ont tellement arrêté l'écoulement de leur eau, que la durée que prend cette eau pour atteindre la mer a triplé."

c) Les auteurs disent aussi que ce ne sont pas simplement les écosystèmes qui ont été atteints, au-dessus des limites supportables, mais qu'aussi les activités humaines ont altéré significativement les cycles chimiques de ces mêmes écosystèmes
Ces attaques contre la base même du fonctionnement des écosystèmes, ajoutées aux autres causes de pression font que les écosystèmes affrontent une crise globale.

d) Le rapport exprime des détails concernant l'accroissement dans l'atmosphère des taux de gaz carbonique et d'azote.
NOTA: les parties non traduites sont :
1) l'origine des observations satellites par un programme de 4 M$ nommé PAGE, qui sera developpé à 20 M$ en 2001.
2) le rappel du fait que nous détruisons ainsi le support de notre propre vie

e) D'autre part le réchauffement planétaire est bien pire qu'il n'est dit http://www.cybersciences.com/cyber/3.0/N2094.asp
Les Etats unis d'Amérique ont refusé de signer le protocole de Kyoto affirmant que le danger représenté par l'effet de serre ne serait pas certain ou aurait été hautement exagéré en fait le réchauffement planétaire sera bien pire que prévu. Mais le dioxyde de carbone n'est pas seul en cause, il y a aussi l'effet du méthane, dont voici la nappe au dessus de notre jolie planète. Voici ce qu'en dit la N.A.S.A:
"Can you help in reducing this blanket of methane gas that is warming up our Earth? Recent evidence holds that methane (CH4) is second only to carbon dioxide (CO2) in creating a warming greenhouse effect but is easier to control. Atmospheric methane has doubled over the past 200 years, and its smothering potency is over 20 times that of CO2. Methane may even be responsible for a sudden warming of the Earth by seven degrees Celsius about 55 million years ago. As most methane is produced biologically, the gas is sometimes associated with bathroom humor. The largest abundance released by the US, however, is created when anaerobic bacteria break down carbon-based garbage in landfills. Therefore, a more effective way to help our planet than trying to restrict your own methane emissions would be to encourage efficient landfill gas management."
Dans Cybersciences Philippe Gauthier a écrit le 30/10/2000:
" En 1995, les chercheurs mandatés par les Nations Unies ne croyaient pas que le réchauffement de la planète dépasserait 3 degrés d’ici 2100. Leur rapport révisé parle maintenant de 6 degrés, un désastre.
Au cours du prochain siècle, le réchauffement de la planète sera deux fois pire qu’on le pensait jusqu’ici. C’est du moins ce que croit le Panel intergouvernemental sur les changements climatiques, un groupe de centaines de chercheurs mandaté par les Nations Unies. Une version préliminaire de son rapport, qui doit être adopté en mai 2001, circule depuis la mi-octobre dans les divers gouvernements de la planète. La version précédente, en 1995, prévoyait une hausse de la température de 3 degrés d’ici 2100, ce qui était préoccupant. Les chiffres révisés estiment que la hausse pourrait atteindre 6 degrés – un véritable désastre.
Les émissions de gaz carbonique liées à l’activité humaine atteignent actuellement 6,8 milliards de tonnes par année.
En 2100, elles pourraient atteindre 29 milliards de tonnes, si elles continuent à progresser au rythme actuel. À ce niveau, il est probable que des forêts entières mourraient sur pied à cause des changements climatiques. Cette mort accélérée libérerait le gaz carbonique emprisonné par les plantes, portant les émissions annuelles au niveau fantastique de 35 à 40 milliards de tonnes.
Il existe encore quelques incertitudes sur l’effet de tout ce gaz carbonique sur le climat. Après tout, une petite partie du réchauffement semble reliée à des causes parfaitement naturelles. C’est pourquoi le niveau de réchauffement d’ici 2100 n’est guère précis : de 1,5 à 6 degrés. Mais il est certain que toute augmentation significative de la température aurait des effets dramatiques : climat déréglé, récoltes perdues, forêts détruites, fonte d’une partie des glaces de l’Antarctique et inondation de régions côtières.
En 1997, la communauté internationale s’est entendue pour réduire de 5,2% (par rapport au niveau de 1990) ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2008 à 2012. Aucune nation industrialisé n’a encore ratifié cet accord et tout indique que ses objectifs ne seront pas atteints. Ils sont pourtant modestes. Le panel intergouvernemental estime qu’il faudrait réduire les émissions de 60% d’ici 2050 pour maintenir le réchauffement de la planète à un niveau acceptable. Nul doute que ce rapport viendra hanter les prochains pourparlers sur l’application de cet accord, qui doivent avoir lieu aux Pays-Bas dans un mois.

Troisième partie :
La destruction de la Nature est complètement inéluctable, si rien ne change, car toutes les mesures prises pour l'enrayer s'avèrent inefficaces.
Examinons quelques faits:
1. Les experts - au vu des observations satellites - ont pu déterminer qu'au rythme des coupes de bois réelles, dont 70 % sont illégale,s il n' y aura plus aucune forêt primaire nulle part au monde dans 20 ans, alors qu'elles abritent 90 % des espèces tant animales que végétales de notre planète, qui donc vont disparaître avec du même coup. De même pour tous les peuples qui vivent de ces forêts, comme les pygmées qui sont déjà menacés.
2. 130 ministres de l'environnement réunis dans le but d'arrêter cela, ont constaté qu'ils ne peuvent rien faire, notamment en raison du refus des 3 états principalement concernés : le Brésil, le Canada et la Malaisie. Voir l'article.
3. Les Indonésiens eux n'ont pas coupé leur forêt: c'est trop lent à leur goût, ils la brûlent pour dégager plus vite des espaces à exploiter, gràce à quoi mon ile qui est à plusieurs milliers de Km de là a été plongée dans la fumée pendant deux ans.
4. La firme BP, vient de demander l'autorisation d'exploiter l'Arctique pour en extraire le pétrole, et d'autres ne vont pas manquer de faire de même pour les immenses réserves de gaz méthane qui est dans le sous sol de l'Antarctique alors que ce gaz est encore plus nocif que le co2. L'emploi des énergie non polluantes reste donc un voeu pieux.
5. L'effet de serre, ne diminuera pas, mais va s'accéllérer au contraire puisque le protocole de Kyoto n'est pas appliqué notamment du fait du refus des américains comme expliqué ci-dessus.

6. De même que des scientifiques réunis en congrès mondial viennent de constater qu'aucune des mesures de conservation décidée par les états il y a 10 ans, n'a été concrétement appliquée sur le terrain.
Voici l'opinon en synthèse sur ce qui va en résulter de l'astrophysicien québécois Hubert Reeves dans une interview récente :
" Il faut faire comme s'il y avait encore de l'espoir. Il faut être volontairement optimiste. Je ne souhaite pas la disparition de la race humaine ! De toute façon, seuls deux scénarios sont possibles : ou les humains arrivent à contrôler leur influence, ou ils s'autodétruisent."

Quatrième partie :
Quelle solution reste-il ?
En un mot on ne fait RIEN face à une menace certaine d'extinction de masse ! C'est tout de même plus que gravement préoccupant ! La vie de tous nos enfants mérite-t-elle d'être sacrifiée aux profit$ immédiats des grands groupes ? lesquels s'en contre carrent, et je suis poli...
Il reste donc ceci:
Le 11 avril 2002, la Cour pénale internationale a vu le jour au siège de l’ONU à New York. Le franchissement du seuil des soixante États ayant ratifié ses statuts ouvre une nouvelle ère dans l’histoire judiciaire mondiale. Et ce, malgré le refus intransigeant des États-Unis.
Trois actes d’accusation relèvent de sa compétence :
les crimes contre l’humanité,
les crimes de guerres,
et le génocide.
Or la destruction de la nature n'est-elle pas un crime contre l'humanité ?
Cela relève donc de sa compétence, et c'est une opportunité à saisir. La seule chose qui me paraisse possible de faire à ce stade d'inertie volontaire de la part des responsables de ces actes de destructions du monde, c'est les citer à comparaître devant cette Cour pour le crime contre l'Humanité qu'est la destruction de la nature, ce patrimoine commun indispensable à sa survie.
Que les sociétés concernées, mais aussi les responsables fautifs - en qualité de personnes physiques - soient assignés à titre personnel, et que soit demandé leurs condamnations à de très lourdes peines en rapport avec la gravité de leurs actes. Peines qui devraient en saine logique comporter la saisie de la totalité de leurs fortunes personnelles bâties sur ces crimes envers des populations innocentes et nos enfants. Si le droit n'existe pas en la matière comme il est probable ; et bien faisons le naître par la Jurisprudence qu'entraînerons nos plaintes. Cette démarche n'est pas à la portée d'un particulier, certes, mais elle est certainement à la portée des grandes associations internationales pour la défense de la nature et du droit des peuples, sans parler des petits états qui sont également concernés.
Faisons le !

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