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Nous marchons en ondoyant, la cadence est chaloupée. Ce n'est
pas pour rien que ma meilleure amie me heurte avec la régularité
d'un métronome et qu'on la surnomme la "panthère
rose".
Elle est avare de tissus, et il est si navrantde constaterque "moins
y'en a plus c'est cher"!
C'est notre désespoir... comme un fait exprès ce sont
les fringues les plus chères qui nous plaisent le plus !
Nous remontons le "cours" [l'artère commerçante
d'Ajaccio] telle une envolée de colombes, cela fait bien longtemps
que nous avons oublié qu'il porte le nom de Napoléon...
et puis qui c'est ce "Napoléon"... oui le chien du
père de ma copine Mélanie... Comme quoi tout change...
on ne crie plus au sacrilège ! Heureusement que les vieilles
barbes sentencieuses viennent fertiliser les cimetières et
nous dégager l'horizon (ne vous inquiétez pas je joue
la provoc!) Mais quand même place aux jeunes, allez écartez-vous,
on passe. Regardez et fiez-vous à nous pour remonter une avenue,
un boulevard, la foule s'ouvre devant nous !
D'abord il vous faut le look, mais là chez nous c'est devenu
génétique, je suis sûr qu'ils vont inventer un
test... et puis si on ne l'a pas dans les gènes, cela devient
un virus, voire un syndrome, enfin une névrose et de là
cela finira pas... La plus délurée est à ma droite,
elle a toujours un mot drôle et découvre dans l'anodin
une particularité, un vice caché, un détail au
fin fond d'une vitrine,. Elle doit avoir l'oeil relié directement
au centre cérébral de la critique.
Nous sommes 3 aujourd'hui, les 2 autres sont avec leurs copains dans
un éternel (...)
Si ce texte vous a plu, retrouvez-moi lors de la prochaine "une".
Je vous assure que vous allez rigoler et appréhender ce qu'est
une vraie étude comportementalo-sociologique de la bande des
pink panthers...
Chée
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