La mode... Françoise
 
Chée

Nous marchons en ondoyant, la cadence est chaloupée. Ce n'est pas pour rien que ma meilleure amie me heurte avec la régularité d'un métronome et qu'on la surnomme la "panthère rose".
Elle est avare de tissus, et il est si navrantde constaterque "moins y'en a plus c'est cher"!
C'est notre désespoir... comme un fait exprès ce sont les fringues les plus chères qui nous plaisent le plus !
Nous remontons le "cours" [l'artère commerçante d'Ajaccio] telle une envolée de colombes, cela fait bien longtemps que nous avons oublié qu'il porte le nom de Napoléon... et puis qui c'est ce "Napoléon"... oui le chien du père de ma copine Mélanie... Comme quoi tout change... on ne crie plus au sacrilège ! Heureusement que les vieilles barbes sentencieuses viennent fertiliser les cimetières et nous dégager l'horizon (ne vous inquiétez pas je joue la provoc!) Mais quand même place aux jeunes, allez écartez-vous, on passe. Regardez et fiez-vous à nous pour remonter une avenue, un boulevard, la foule s'ouvre devant nous !
D'abord il vous faut le look, mais là chez nous c'est devenu génétique, je suis sûr qu'ils vont inventer un test... et puis si on ne l'a pas dans les gènes, cela devient un virus, voire un syndrome, enfin une névrose et de là cela finira pas... La plus délurée est à ma droite, elle a toujours un mot drôle et découvre dans l'anodin une particularité, un vice caché, un détail au fin fond d'une vitrine,. Elle doit avoir l'oeil relié directement au centre cérébral de la critique.
Nous sommes 3 aujourd'hui, les 2 autres sont avec leurs copains dans un éternel (...)

Si ce texte vous a plu, retrouvez-moi lors de la prochaine "une". Je vous assure que vous allez rigoler et appréhender ce qu'est une vraie étude comportementalo-sociologique de la bande des pink panthers...
Chée


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