U Missaghju de CORTE

Nous sommes heureux de présenter aux lecteurs du JSC ces quelques articles que nous ont gentillement offerts l'équipe du journal étudiant de Corte.
Nous leur souhaitons longue vie et beaucoup de lecteurs !

 L'équipe :

Redacteur en chef : Jean-Baptiste Filippi, Doctorant
Webmestre : Jean-Baptiste Filippi
Redacteurs :
Michel Chiocca, Deug Droit.
Romain Colonna, Deug Histoire.
Laurent Mary, Deug Eco
Marc Olivier Ferrari, Deug Histoire
Antoine Rocca, Deug Eco
Nicolas Sorba, Deug Corse.
François Squarcini, Maitrise BiologieConception,
Maquette : Jean Baptiste Filippi Publicité
Contacts : Eric Leoni & Michel Chiocca
Site WEB: U Missaghju

Les humeurs du point

Le 6 avril paraissait un numéro du Point qui titrait " Universités le palmarès de la réussite " donnant les résultats faculté par faculté et discipline par discipline. Seul problème, l'Université de Corse n'était pas présente dans le palmarès, et dès le lendemain le M. Costa informait de cet oubli dans sa note d'info 58. Dans le dossier du Point une seule ligne pour expliquer cela : " les résultats très exceptionnels dans certaines matières, plus de 80% de réussite dans le DEUG de langue régionale Corse, ne permettaient pas non plus, d'inclure l'université de Corse, trop spécifique. " Tous les tableaux de ce dossier sont d'ailleurs disponibles dans le web de Missaghju : http://missaghju.multimania.com A cela on peut opposer beaucoup d'arguments : il existe un DEUG de Breton et de Basque. L'université de La Rochelle obtient 79% de réussite en langues toutes sections confondues, L'université de Corse aurait été à un point au-dessus, à 80%, ce petit % ne justifie pas d'être taxé de spécifique. Où sont les autres spécificités qui justifient notre absence dans les autres disciplines ? Ces interrogations nous ont mené à interroger un des rédacteurs du dossier ; M. Jérôme Vincent, ce qui fut relativement consternant. M. Vincent nous a expliqué tranquillement que nos résultats nous faisaient apparaître en première place en socio et langues, et qu'il était clair, pour lui, qu'un diplôme Corse ne pouvait pas être comparé avec un diplôme continental. Il ajoutait même quelques images à son discours: " on sait très bien, à Paris, comment vous fonctionnez là-bas ", " Imaginez que vous apparaissiez devant des universités Parisiennes !" et encore " vous n'allez pas me faire croire qu'un étudiant Corse a la même valeur qu'un étudiant continental ". Voilà donc la raison de notre absence, à Paris, on ne mélange pas torchons et serviettes, et l'université de Corse n'a pas sa place dans un palmarès français. Missaghju décida donc d'envoyer un courrier des lecteurs pour le numéro suivant, ce courrier, disponible sur le site du Point et de Missaghju ne supporta pas le filtre du rédacteur du Point, et se retrouva complètement déformé, le Point prenant la liberté d'enlever des mots et des phrases pour donner un sens complètement différent au texte. La réponse qu'ils y apportent, la même que dans leur dossier, n'est évidemment pas satisfaisante mais depuis lorsque l'on soumet un courrier ou que l'on essaye de joindre le Point c'est le noir total, plus personne n'est là et nos courriers restent sans réponses. Gageons que nous sommes tombés sur une équipe de journalistes peu scrupuleux, heureusement il n'y a pas que des "Pointus" en France : alors parlons aux autres.
Jean-Baptiste Filippi


E 20 anni dighjà.

Les 17 et 18 mai derniers, l'université de Corse tenait ses "assises". Ces deux jours se voulaient un moyen de fêter les vingt ans de l'université, mais aussi de faire un bilan sur l'évolution des structures depuis sa réouverture, d'évaluer la situation actuelle et d'essayer d'élaborer une stratégie constructive pour les années à venir. L'ouverture des dites assises commençait par un discours de Jacques - Henri BALBI qui, en réalisant un historique de l'université, rappelait que celle-ci était vouée à perte à son ouverture et que sa pérennisation était due à l'investissement sans compter des pionniers. Il rendait aussi un émouvant hommage à Patrick POZZO DI BORGO, disparut trop tôt, pour l'ensemble de son oeuvre. La suite se déroulait à travers des ateliers de travail évoluant vers des débats. Les réactions étaient nombreuses et parfois virulentes, l'affluence était conséquente, mais l'on peut regretter la faible présence des étudiants (il est vrai que c'est la période des révisions) et l'absentéisme de certains acteurs de l'université (enseignants surtout). Au terme de ces journées, un constat global devait se faire tel que, même si tout n'est pas parfait (mais qui l'est ?), il est déjà très important que l'université ait pu survivre après un départ chaotique et des conditions hostiles, que d'une manière générale elle "tire" dans le bon sens, il faudra sans cesse innover et créer afin de rester concret et moderne, et que, pour reprendre les propos du recteur d'académie M. Jacques PANTALONI, tous les acteurs (étudiants, enseignants chercheurs, partenaires institutionnels.) s'investissent collectivement et non pas individuellement de manière à ce que 1 et 1 = 0 deviennent 1 plus 1 = 3.
François SQUARCINI

         
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