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HOMMAGE AU PROFESSEUR RENÉE LUCIANI A LA CASA
AGOSTINO GIAFFERRI
Le jeudi 18 décembre,
s’est tenu à la Casa Agostino Giafferri un colloque en hommage
au professeur Renée Luciani. Les nombreux assistants et participants,
une soixantaine environ, ont eu le plaisir de découvrir à
cette occasion une communication inédite du professeur Renée
Luciani sur les nouvelles historiques de Regulus Carlotti, originaire
du village de Poggio di Venaco, et sur la valeur et signification
de quelques lieux historiques du cortenais.
Le professeur Cancillieri, de l’université
de Corse, a ensuite rappelé l’importance de l’oeuvre de Renée
Luciani, analysant les axes de sa recherche sur l’histoire
de la Corse, recherche dans son ensemble centrée sur la première
moitié du dix-neuvième siècle. Les deux tomes
des Mémoires de Sebastien Costa, mémoires traduits,
annotés et longuement introduits, éclairent la figure
controversée du Roi Théodore et son importance dans
l’histoire de l’île. Etaient évoqués aussi d’autres
ouvrages majeurs de l’historienne, sa recherche sur Salvatore Viale,
sa chronique fouillée et originale Femmes d’Antisanti, ses
Lettere dalla Castellana , courts articles parus dans la revue en
langue italienne A Viva Voce et récemment réunis dans
un recueil. L’intérêt de cette œuvre aux diverses facettes
et aux profondes ramifications est, entre autres, la liaison qu’elle
ne manque jamais d’établir entre histoire et littérature,
qu’il s’agisse de littérature savante ou populaire. Mais
surtout, la vision de l’histoire qu’elle présente, qui échappe
aux influences des modes et des courants pour s’attacher à
l’essentiel : la terre et les individus. Cet amour de la terre tranche
avec une représentation « scientifique » de l’histoire,
conférant à cette dernière une attachante humanité.
L’œuvre entière de l’historienne est ainsi empreinte d’une
émotion que ses lecteurs sont naturellement amenés
à partager.
L’intervention du professeur Cancillieri fut suivie d’une communication
de Maria Curina Bartoli et de Bernardu Pazzoni, directeur de la
phonothèque du musée de la Corse, sur le thème
du chant religieux en Corse, son passé, son présent
et son avenir, la réflexion de fond portant sur la possible
coïncidence ou l’ opposition entre le « religieux »
antique et le « spirituel » contemporain.
Un repas amical a permis ensuite aux diverses associations présentes
de se retrouver et de s’exprimer ; on notait la présence
de la Société historique de Corte, des associations
A Sulana et Voce Populare, de l’Associu di ricerche storiche di
a Pieve di Rogna, de A Viva Voce et de A Muntagnera, de Kurnos-Oikouménè
et de La société d'histoire Corse Méditerranée
"A Bandera", ainsi que de la FAGEC.
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