Que ce soit Le Monde, Libération, TF 1, Canal + ou Radio France, il n'est plus un grand média français qui ne possède sa version en ligne. Selon une étude de l'Ecole supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, 60 % des médias français étaient sur le Net fin 1999. Les patrons de presse en sont convaincus : l'avenir de leur groupe passe par le développement de leurs activités sur Internet.
Mais on est encore loin des centaines de journalistes qui composent les cyber-rédactions de titres américains comme le New York Times« Internet est un domaine qui offre des opportunités pour les jeunes
journalistes, confirme Michel Agnola, responsable du département multimédia
du Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ).
Nous sommes face à une nouvelle aventure, un nouveau média qui ouvre un
champ énorme en termes de traitement de l'information. » Les écoles
de journalisme ne s'y sont pas trompées et commencent à enseigner les
techniques du cyberjournalisme : de l'écriture hypertextuelle au maniement
d'une caméra numérique, en passant par la conception de pages Web.
Le Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris a inauguré cette
année une filière « Internet ». Mais les candidats tardent à se manifester.
Sur les quarante-cinq élèves de la promotion 2000, seulement sept ont
opté pour cette spécialisation. Et sur les soixante apprentis journalistes
de l'ESJ, ils ne sont que deux à avoir choisi un organe de presse en ligne
pour effectuer leurs premiers pas dans le monde professionnel.
« Compte tenu de leur niveau de formation, nos étudiants ne sont pas attirés par le média Internet. Pour eux, c'est tout au plus du secrétariat de rédaction amélioré, un travail de documentaliste », commente Loïc Hervouet, directeur général de l'ESJ. Les statistiques semblent lui donner raison : en 1999, les sites de la presse française ne contenaient que 25 % d'informations exclusivement créées pour le Web. « Les grands médias se contentent d'adapter leur contenu écrit à Internet », s'irrite Gwen-Haël Denigot, directrice de la publication du Petit Bouquet, quotidien électronique francophone diffusé - exclusivement - sur le Réseau depuis février 1997, et qui a ouvert la voie à une presse 100 % « en ligne », en cours de structuration.
En 1999, sur les 300 demandes de carte de presse provenant de travailleurs du Web, seulement la moitié ont été acceptées. « Les journalistes qui travaillent sur Internet doivent faire davantage la preuve de leur activité journalistique », avertit Géraldine Rossi, de la Commission de la carte de journaliste. Résultat, les cyber-journalistes ne représentent que 0,5 % de la profession.
Si, dans les rédactions de la presse traditionnelle, l'édition électronique est donc encore souvent considérée comme un sous-produit, et que les journalistes traînent encore de la plume pour écrire en ligne, ces derniers ne rechignent plus à utiliser Internet dans leur tâche quotidienne. L'étude de l'ESJ révèle ainsi que 42 % des journalistes se connectaient déjà au moins une fois par jour à Internet en 1999, et l'on peut raisonnablement estimer qu'ils représentent aujourd'hui une majorité au sein de la profession. « Le média Internet n'a pas réinventé le journalisme ni l'écriture, précise Loïc Hervouet. En revanche, Internet est un formidable moteur du journalisme, dans la mesure où il peut contribuer à rénover l'exercice du métier. » Parce qu'il permet, par exemple, d'accéder à des sources et des personnes dont l'existence même serait restée inconnue à l'ère d'avant-Internet, et donc d'élargir le champ d'investigation journalistique.
Et le directeur de l'ESJ d'ajouter : « C'est un journalisme ' dopé ', un journalisme assisté par ordinateur (JAO), qui se dessine pour les professionnels qui sauront utiliser Internet. » Là est peut-être la vraie révolution.
L'internet en chiffres, 5 ans après le grand départ
L'ère internet a commencé en 1995, avec la généralisation des logiciels de navigation, l'explosion du courrier électronique et le début des premiers services entièrement en ligne. Cinq ans plus tard, la comparaison de certains chiffres donne le tournis. 304 millions: le nombre d'utilisateurs d'internet dans le monde actuellement, estimé par le Cabinet ITA dans son rapport "l'état de l'internet 2000" (http://www.itta.com/news.htm) qui souligne en outre que moins de la moitié de ses internautes sont nord-américains.
A titre de comparaison ce chiffre était de 61 millions ehttp://www.itta.com/news.htmn 1996 selon la banque de données en ligne Computer Industry Almanac (http://www.c-i-a.com). 134 millions: le nombre d'internautes américains actuellement, estimé par la société Jupiter Communications (http://www.jup.com). Il pourrait atteindre 197 millions en 2003. Il était de 39 millions en 1997.
49,2 %: le pourcentage actuel de femmes parmi les utilisateurs d'internet. Elles représentaient 42,1% en 1996. 23,2 millions: le nombre d'abonnés au 30 juin du numéro un mondial des fournisseurs d'accès internet, America Online (http://www.aol.com), y compris ceux du service Compuserve racheté en 1998. Ils étaient 3,7 millions en septembre 1995.
59 %: le pourcentage actuel de foyers américains équipés d'un ordinateur, selon un sondage mené dans 64 grandes villes des Etats-Unis par l'institut Scarborough Research (http://www.scarborough.com) contre 50% en 1997. 569,2 millions: le nombre d'adresses électroniques dans le monde à la fin de 1999, selon l'analyste Messaging Online (http://www.messagingonline.com). Il y en avait 101 millions en 1995.
4,8 millions: le nombre de foyers et d'entreprises aux Etats-Unis et au Canada équipés d'une connexion à haut débit (câble ou XDSL) à la fin de cette année, selon l' institut de recherche TeleChoice http://www.telechoice.com). Ils étaient 420.000 fin 1998. 19 millions: le nombre de noms de domaine enregistrés au 30 juin chez Network Solutions (http://www.networksolutions.com) contre un million le 11 mars 1997. 2,1 milliards: le nombre de pages web estimées par la société de veille technologique Cyveillance (http://www.cyveillance.com).
70 %: le pourcentage de travailleurs américains bénéficiant d'une connexion internet sur leur lieu de travail à la fin de cette année. Il devrait atteindre 85% en 2004, selon le cabinet Cahners In-Stat Group (http://www.instat.com). 403 milliards de dollars: le chiffre d'affaires mondial prévu cette année pour le commerce électronique "B2B" (Business to Business), généré par la vente de biens et de services entre entreprises. Il était de 2,8 milliards pour le seul marché américain en 1996, selon le cabinet ActivMedia Research (http://www.activmedia.com). 38,8 milliards de dollars: le montant que les consommateurs américains devraient dépenser cette année sur les sites de vente en ligne, selon le cabinet de consultants Forrester Research (http://www.forrester.com), qui prévoit un montant de 199 milliards 0%: le pourcentage de sites parmi les 50 premiers sites de commerce électronique américains - dont Amazon.com (http://www.amazon.com), Gap.comde dollars en 2005. Il était de 518 millions de dollars en 1996, selon Forrester.
77% des autres sites sont considérés comme "pauvres" ou "moyens". Moins d'un an: le temps mis par le logiciel de partage de fichiers musicaux de la société http://www.napster.com) pour atteindre 20 millions d'utilisateurs. En comparaison, l'éditeur Netscape a mis trois ans pour atteindre les dix millions d'utilisateurs pour son navigateur web Navigator. La télévision a dû attendre 15 ans avant d'atteindre les 10 millions d'utilisateurs, quarante ans pour la radio.
Beaucoup d'inexactitudes circulent sur le web ! Intox, désinformation…
?
Je me suis amusée à relever quelques contre vérités et je vais essayer
de vous les restituer sites web à l'appui. Tout d'abord on parle bien
souvent de virus qui circulent sur 1 réellement identifié quelques dizaines
sont le produit de rumeurs qui génèrent échanges de mails importants donc
d'adresses pour les publicitaires, de connexion pour les providers, et
de revenus pour les fabriquant d'anti-virus, etc.
Allez voir le site hoax.com qui vous averti des canulars et autres trucs
du genre, comme des appels à la solidarité pour tel ou tel enfant. La
première règle est d'avoir la source de la demande et de constater si
elle est valide ou non, ensuite c'est à vous de juger…
Le JSC lui vous propose un parrainage sûr et
concret ===> cliquez
ici X…
Voici une info qui intéressera tous les webmasters commerciaux, L'université
de Stanford: http://www.stanford.edu ma prochaine université
si un mécène veut bien m'offrir une bourse ! bref...
… et l'institut Poynter: http://www.poynter.org
ont analysé en utilisant des caméras la façon dont les yeux balayent l'écran
devant des pages web. Que cherchait-on ? Du moins le résultat est peu
concluant pour les concepteurs de sites web en quête de revenus publicitaires,
un internaute-visiteur, qui arrive sur un site, s'intéresse d'abord au
texte, ignorant presque les visuels (images, animations etc.) peut-être
en France plus encore avec l'angoisse du compteur d'unités téléphoniques,
ce qui n'est pas le cas aux states où le net est comparativement avec
nous, gratuit ! Il reviendrait parfois pourtant après avoir lu les articles
aux images, mais plus surprenant si un lecteur de magazine, ne lit en
moyenne que 30% de chaque texte, l'internaute lui en absorbe 75% !
Faut-il abandonner les bandeaux publicitaires pour privilégier des annonces
écrites ?
Non, ne craignez rien l'enquête stipule que dans son empressement à s'informer,
l'internaute jette quand même un coup d'œil sur la pub !
OUF sauvés les webmasters !!!