UNE NUIT AU MUSEE GREVIN…

 

(de Jeannine Francezon mél : jfrancezon@wanadoo.fr)

Avec dans le rôle de :

Louis XVI :

Wolfgang Amadeus Mozart :

Mickaël Jackson :

Le rapeur:

Le fantôme du musée :

David Douillet :

La femme de ménage :

La belle au bois dormant :

Tina Turner :

La danseuse étoile :

Jeanne d’Arc :

 

 

UNE NUIT AU MUSEE GREVIN…

 

Il est tard, le musée Grévin ferme ses portes. On entend dans les hauts-parleurs :

 « Mesdames et messieurs, nous vous remercions de votre visite. Le musée ferme ses portes dans une minute. Veuillez vous diriger vers la sortie ; nous espérons que vous avez passé un bon moment au milieu de nos personnages de cire et que vous reviendrez. Chaque année, le musée s’enrichit de nouveaux arrivants… A bientôt, mesdames et messieurs… »

                Les statues sont immobiles, de cire, pas un mouvement.

 

La femme de ménage :

Nouveaux arrivants, ça s’voit qu’c’est pas toi qui fait la poussière, pff ! encore une journée d’passée au milieu de ces machins… pas commodes à nettoyer, aïe mon dos !

 Plus que 450 bidules à épousseter. J’vais y perdre ma santé. Les 35 heures, j’voudrais bien les voir arriver celles-là. C’est pas pour moi, c’est sûr ! (elle soupire…)

Salut Mozart ! allez j’commence par toi, t’es assis, pas besoin d’une échelle pour t’enlever les siècles de poussières accumulés sur le clavecin et la perruque. Ah si tu pouvais jouer un peu au lieu de faire semblant, ça s’rait plus gai ici !

Mon cher Louis XVI ! encore une perruque, PFF ! pleine de poussière mon gros !

Tiens ! David Douillet s’est encore fait tripoter les cheveux. Ils veulent tous se faire prendre en photo à côté d’lui. Il est à la mode, c’est pas comme toi ma pauvre Jeanne d’Arc,  mais au moins, t’as une armure, facile à faire briller…

Toujours aussi belle, mais un peu endormie ! il arrive quand le prince charmant ? allez un petit coup d’plumeau sur le front. AAAAtchoum !

C’est pas comme Tina alors elle, elle a pas l’air endormie du tout. Sa robe à paillettes va encore déchirer mon chiffon ! PFF !

Et le rocker, alors celui-là, toutes les minettes le regardent presqu’autant que le grand Mickaël Jackson.

Monsieur Mickaël, je trouve que t’as l’nez qui brille un peu trop, non ? Aïe, j’ai failli faire tomber mademoiselle, la danseuse étoile de l’opéra d’Paris, voyez-vous ça. ! si j’pouvais être mince comme ça ! C’est pas à moi qu’ça arriverait.

Allez j’termine par l’rapeur et j’vais boire ma tisane. Un petit coup sur la casquette ! quelle allure ! Enfin j’ai rien  à dire, c’est pas à moi d’choisir les personnalités qui entrent ici, moi j’nettoie !

 

(Elle s’éloigne en chantonnant…)
(Musique de Mozart… les statues s’animent et se délassent…)

 

La danseuse étoile :

Merci Wolfgang de penser à moi, cela fait un certain temps que je ne m’étais pas échauffée.
(elle fait des étirements sur un reste de musique qui s’éteint doucement.)

Tina Turner (visiblement désintéressée par le style de musique)

Please, stop avec ça, on n’est plus au siècle du clavecin. Qu’avez-vous pensé de cette journée ? moi je n’en pouvais plus, que des réflexions sur mon âge, sur mes robes, pas une gentillesse !

La Belle :

Moins de bruit… s’il vous plaît, j’ai sommeil !

Le rapeur :

Ouais, pas génial ce rap du 18ème ! moi cette journée m’a vraiment blasé. Total ! Les touristes ahuris qui passent en hurlant : où se trouve Marilyn Monroë ? Connais pas cette gadgie ! Je regrette ma cité !

David Douillet :

Aucune capacité d’adaptation ! Il faudrait soulever ta casquette et ouvrir un peu les yeux. Comment veux-tu qu’on s’intéresse à toi ?

Louis XVI :

La Belle a raison… pourquoi tout ce tintamarre à propos de musique ?

Mozart :

Mmmh ! de la musique ?Ta musique est-elle vraiment de la musique ?

La Belle :

Aucune importance ! J’ai sommeil ! taisez-vous !

David Douillet :

Et ton allure ? tu parles du sport mais si je te donne rendez-vous sur le tapis…

La danseuse :

Il tient pas trois secondes… A part le hip-hop qui est une danse dégénérée…

Le rapeur :

Non mais attends tu t’es vue ? t’as l’air d’une momie, on est en 2000, on danse plus comme ça maintenant : c’est raide, ça a pas d’rythme, c’est nul , et puis les tutus, quelle allure, t’es vraiment pas mon style, écrase un peu, tu veux !

La Belle :

Moi, je ne dois pas être son style non plus, j’ai gardé ma robe de princesse… Bonne nuit !

Louis XVI :

Vous êtes très belle, chère Belle au bois dormant, je ne cesse de vous admirer du haut de mon trône.

David Douillet :

Pas très sportive quand même, manque un peu de tonus !

Mickaël Jackson :

Inutile de discuter, chacun son style… une question tout de même : Qui a déchaîné le plus les foules, qui a séduit par son charme et son talent, qui signe des autographes et déplace des cars entiers de fans quand il est quelque part, qui croule sous les flashes des appareils photos, qui ? Je vous le donne en mille ?

Le rapeur :

Zidane ?

La danseuse :

Moi ?

La Belle :

Un jour mon Prince viendra, c’est certainement de lui dont vous parlez…

Le rapeur :

Doc Gynéco, mon pote !

David Douillet :

Ben le champion olympique de judo, pardi !

Louis XVI :

Moi, peut-être ?

M. Jackson :

Bande d’ignorants, il faut sortir du musée Grévin ! C’est Mickaël lui-même qui fait délirer le monde entier, vedette internationale, regardez moi ! pourquoi m’a-t-on laissé un si bel emplacement, sous les projecteurs, dans ce musée ? Pourquoi les touristes me mitraillent-ils avec leurs appareils photo ? J’ai une plastique extraordinaire, un visage hors du commun, je danse comme un dieu et je chante des chansons que l’on n’oubliera pas !

Jeanne d’Arc :

C’est pas bientôt fini ! ces gens du vingtième siècle qui ne savent que se vanter ?

La Belle :

Oh oui ! mon Prince est bien plus beau que ce singe à paillettes ! J’aimerais bien dormir un peu… chut !

Louis XVI : D’accord avec toi Jeanne, j’allais le dire !

La Belle :

Ils ne m’écoutent pas !

La danseuse :

Parle plus fort peut-être !

Jeanne :

Ils n’ont réalisé aucun exploit et ne savent que se regarder dans une glace. Moi, j’ai sauvé la France et je ne m’en vante pas !

Louis XVI :

Moi ! j’ai aimé la France. A cette époque, la musique c’était autre chose !

La danseuse :

C’est vrai que je ne me vois guère user mes pointes sur du rap ou du Tina Turner !

Tina Turner :

On ne peut pas plaire à tout le monde. Mes fans me suffisent !

La Belle :

Moi, j’attends mon Prince mais qui m’a fait boire cette potion qui fait dormir ?

Jeanne :

C’était autre chose ! Pas de ces vulgarités actuelles qui me font rougir quand je les entends, moi l’innocente paysanne de Donrémy.

Le rappeur :

Eh ! tu m’cherches ! moi vulgaire, connais pas, dans mes chansons ya qu’des messages !

Louis XVI :

Calmez vos propos jeune homme, vous parlez à une Sainte ! Quelle éducation lamentable…

La danseuse :

Un peu choquant en effet, je suis rouge d’émotion !

David Douillet :

On dirait qu’elle vient de faire un quatre fois cent mètres !

Mozart :

Vous oubliez cher ami rapeur qu’une musique plus sophistiquée pourrait mieux servir vos textes, si de textes il s’agit…

Le rapeur :

Tu voudrais quand même pas composer ma musique avec ton biniou en forme de cercueil…

Mozart :

Un clavecin, jeune homme, un clavecin… Ah je regrette mon époque ! Le raffinement et la délicatesse n’ont plus cours aujourd’hui. Et nos costumes étaient bien plus recherchés. Je me souviens d’une veste de concert en soie brodée d’or … jaune pâle et bleu azur…

La Belle :

C’est pourtant pas lui mon Prince ? non, il n’est pas musicien !

Tina Turner :

Un peu comme ma super robe à paillettes. Allez Mozart, moi j’regrette pas ton époque, une rockeuse comme moi aurait été brûlée vive !

Jeanne :

Hmm ! Non c’est moi !

Tina Turner :

Rockeuse, toi, tu rigoles avec ton armure qui te coince de partout ?

David Douillet :

Pas commode pour bouger cette ferraille !

Jeanne :

Pas rockeuse, ni sportive ! peu m’importent ces futilités, non, mais brûlée vive, ce n’est pas vous, c’est moi !

Louis XVI :

Hélas oui, ce devait être terrible pour vous, quelle fin abominable ! ah ! j’en ai connu d’autres
(dit-il en se tenant le cou )

La Belle :

Vont-ils se taire un jour ? Ah si je pouvais retourner dans les pages de mon livre, c’est plus calme ?

La danseuse :

En effet, je parlerais bien d’autre chose !

Le rapeur :

Moi ça m’déplaît pas qu’elle ait grillé dans un bûcher cette frimeuse, sans la ferraille elle a pas dû faire long feu !

Jeanne d’Arc :

L’horrible personnage, ça doit être un anglais, c’est sûr, y a plein de mots d’anglais sur ses habits !

Louis XVI :

Il faudrait peut-être arrêter cette discussion sur les mœurs des époques passées et présentes sinon nous allons tous perdre la tête…

David Douillet :

Parlez pour vous Sire ! Nous, nous l’avons bien sur les épaules !

Louis XVI :

Oui, c’était une image ! j’ai le goût de la poésie vous savez, j’étais un bon roi très cultivé, moi…

David Douillet :

Douloureuse pour vous Sire… si je peux me permettre !

Jeanne :

Cessez d’importuner notre Roi, jeune sportif ! ce fut un bon roi. Je ne l’ai pas connu mais j’aurais certainement tout fait pour l’épargner.

David Douillet :

Bon roi ? J’peux pas dire, j’y étais pas. Il faut bien s’amuser un peu avec l’histoire de France !

Le rapeur :

Et oui l’aristo. ! de nos jours t’aurais juste fait de la prison. On vit quand même une époque dorée ! plus de guillotine ! plus de bûcher ! le vingtième siècle c’est cool !

La danseuse :

Hmmm… Mes étirements sont terminés, il va bientôt être minuit, et vous savez que ce soir, c’est la pleine lune !

La Belle :

Et c’est l’heure de dormir si je peux rajouter quelque chose !

Tina Turner :

Ben oui, on y voit comme en plein jour, mes paillettes vont briller de tout leur éclat…

Mickaël Jackson :

Mon costume aussi !

Tina Turner :

Ainsi que ton faux-nez !

Mickaël Jackson :

Tu devrais éviter de te moquer de moi, chère tigresse. Tu arrives à un âge où tu risques d’avoir besoin de chirurgie esthétique !

Tina Turner :

Pff ! je veux pas ressembler à une Barbie !

La Belle :

Moi, cela fait des siècles que je suis belle, ma recette : il faut beaucoup dormir… et rêver à son prince !

Tina Turner :

La Belle, on ne vous a rien demandé, si vous voulez dormir, dormez !

Louis XVI :

Doucement madame Tina, notre belle est délicate…

Jeanne :

 C’est reparti, ils ne pensent qu’à des futilités ! quel siècle stupide !

Je n’ai vraiment aucun regret. La fin du Moyen-âge, malgré la guerre et les privations, malgré les trahisons, c’était une époque fantastique, j’ai une sainte horreur de la fin du vingtième siècle .

La danseuse :

C’est bon ! il est bientôt fini ce siècle… Il n’empêche que personne ne m’a répondu… A minuit, les soirs de pleine lune, le musée Grévin reçoit de la visite !

La Belle :

Ce serait déjà mon Prince ? Je n’ose y croire, mais je n’arrive pas à me réveiller, ce n’est donc pas lui !

Mozart :

Il suffit, quand il sera là, de ne plus bouger ! il ne nous fera rien !

Mickaël Jackson :

Et s’il arrive quelque chose, on a un champion de judo pour nous défendre, n’est-ce-pas David ?

David Douillet :

Non merci, je ne connais absolument pas la force de cet adversaire !

Tina Turner :

On m’avait parlé d’un champion de judo ? J’ai dû me tromper de salle !

La danseuse :

J’ai quand même un peu peur !

Tina Turner :

Ce n’est qu’un mauvais moment à passer, après, quand il sera parti, ce sera le moment du bal !

Louis XVI :

Et s’il reste ?

Mozart :

Moi, je pense qu’on pourrait essayer de l’amadouer, de le domestiquer, de s’en faire un ami… Je lui jouerais un peu de Rameau, pour changer et puis notre danseuse l’inviterait pour lancer le bal…

La danseuse :

Il est fou ! tu es fou Mozart, tu veux me faire mourir de peur !

Mozart :

C’est ma proposition, si vous avez une meilleure idée !

Tina Turner :

Moi je suis d’accord, je n’ai plus envie de rester sans bouger pendant des heures quand il est là, frissonnante de peur !

La Belle :

Moi, ça ne me gêne absolument pas de rester sans bouger ! bonne nuit !

Jeanne :

Si je n’avais pas cette armure, je le ferais bien danser, je suis courageuse moi !

Mickaël Jackson :

Quand même, s’il arrive malheur à notre danseuse, que fait-on ?

Le rappeur :

Moi, j’lui casse la tête à c’lui-là !

La Belle :

Voilà une réaction que pourrait avoir mon Prince, mais ce n’est pas lui !

Tina Turner :

Voilà un homme courageux !

David Douillet :

En paroles oui !

La danseuse :

A-t-il une tête ?

Louis XVI :

Quelle drôle d’idée, ne parlez pas de choses qui fâchent s’il vous plaît, vous allez me mettre de très mauvaise humeur !

Le rapeur :

Bien sûr qu’il en a une, arrêtez d’avoir la frousse, on est 450 ! s’il y a un problème, on va s’en sortir !

Louis XVI :

Chut, c’est le moment, plus personne ne bouge, on fait ce qu’on a dit..

La danseuse :

On n’a rien décidé !

Mozart :

Si ! quand je commence à jouer, tu l’invites…

La danseuse :

Ne comptez pas sur moi !

La Belle :

Ah, on va pouvoir enfin plonger dans le pays du rêve, MMMhhh !

(La danseuse est terrorisée, elle se cache dans un coin, on entend les douze coups de minuit, les lumières baissent subitement, le fantôme apparaît dans un silence glacial, il avance lentement, on entend les ronflements légers de la Belle…)

Le fantôme (s’adressant au public) :

Vous avez peur ?

J’espère bien que je vous fais peur ! Je suis là pour terroriser le musée entier. Regardez-les ! ils sont blancs, plus blancs que moi ! (il s’approche vers chacun)

Celui qui fait le malin d’habitude, le grand David ! regardez ses jambes, elle tremblent…. AAAAAAAAAhhhhh, mes cris résonnent dans leurs têtes de mannequins immobiles . Je suis le seul à pouvoir faire ce que je veux ici. Il suffit que les douze coups retentissent !

Quelqu’un a bougé par là… ah ! ah ! ah… voyez-vous ça ! Dès que j’arrive, plus rien, ils ont trop peur que je les expédie dans l’au-delà !

Ah, voyons comme ils sont beaux, personnages historiques, sportifs et eux…

On ne parle que de ces chanteurs :

Tina Turner, une tigresse, pas devant moi, c’est moi qui devient le tigre ! Mickaël Jackson, il brille moins quand je suis là, il tremble, il a peur ! et ce rapeur avec sa casquette qui le protège, il en mène pas large, pas très bavard… hein !

Quant à Louis XVI ! il n’a pas intérêt de bouger un poil de perruque sinon, on retourne sur la guillottine ! AAAAAAhhhhhh ! !

Mais c’est ma petite Jeanne qui entend des voix, tu m’entends bien là, je suis le fantôôôôme du musée et je te promets que si tu bouges, je te ramène au bûcher.

Il me semble qu’il y avait quelqu’un la dernière fois ici ! la danseuse, et oui, elle est terrorisée, elle a dû se réfugier dans un coin. Elle n’a pas intérêt à m’approcher hein, sinon, je lui fais danser une java d’enfer !

(Un long moment de silence, le fantôme vient s’asseoir près du public et lui parle différemment, musique en sourdine sur ses paroles)

Et voilà, j’ai fait mon numéro de fantôme ! si vous saviez comme cela me pèse !
(long silence, le fantôme devient plus humain, il tient sa tête avec une main, musique amplifiée)

Je suis obligé de leur faire peur, c’est dans mon contrat ! Je n’étais pas un fantôme avant.
(silence, musique amplifiée)

Je ne sais plus ce que j’étais, la sorcière a effacé dans ma mémoire la période heureuse de ma vie et elle me condamne à ce travail ingrat…

(silence, musique amplifiée)

Ce soir, la lune brille vraiment, la vie pourrait être plus belle pour moi ! il serait temps que j’arrête ce travail déshonorant mais je ne vois vraiment pas ce que je pourrais devenir…

(Le fantôme s’endort sur sa chaise… La Belle se réveille… au son d’une musique de valse lente. Elle va réveiller le fantôme lui ôte son drap blanc et danse avec le Prince, toutes les statues s’animent et dansent aussi.)
Arrivée de la femme de ménage :

Qu’est-ce-que c’est que cette musique ? J’ai trop pris de tisane ou quoi ? J’entends des voix comme la Jeanne de Donrémy  ! Mais d’où il sort celui-là ? Elle a retrouvé son Prince la Belle ?

(Elle se frotte les yeux et avance vers lui)

Récapitulons, j’ai dû dormir, c’est pas possible, d’où sort-il ce beau Prince ? J’l’ai donc pas vu en enlevant la poussière sur le nez de la princesse… Ah, va falloir que je m’achète une paire de lunettes !

Ou alors, ils font des changements sans m’avertir.

(Elle tâte le crâne et l’habit du Prince, puis lui passe un coup de plumeau, par habitude.)

Enfin moi c’que j’en dis, c’est que tout a une fin, même le ménage au musée Grévin. Bonsoir à tous, j’vais m’coucher.

(Elle se dirige alors vers le public, pendant ce temps tous changent rapidement de position)

Oui, il faut vraiment que j’aille me coucher, ça doit être de travailler la nuit, seule dans ce grand musée…

C’est un peu triste ici, ya jamais rien qui se passe !

(Elle part et tout le monde éclate de rire ! on termine sur une musique de rap ou de valse pour se présenter…)



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